Rima Hassan, un procès attendu !

procès de Rima Hassan pour apologie du terrorisme les 19-20 octobre

Accusée d’apologie du terrorisme, le procès tant attendu a enfin pu se tenir.

Nous avons assisté à une partie de l’audience des 19 et 20 octobre. Rima Hassan, est accusée d’« apologie du terrorisme » pour un tweet dans lequel elle louait le combat de Kozo Okamoto, membre des brigades rouges japonaises en lien avec le FPLP, et auteur en 1972 de l’attentat de Lod, aéroport de Tel Aviv : 26 morts 86 blessés.

Son conseil ainsi que les témoins cités par la défense (Alexis Deswaef de la FIDH, Alain Gresh, et Ghislain Poissonnier) ont défendu la thèse selon laquelle le délit d’apologie de terrorisme n’existe pas en droit international mais n’existerait quasiment qu’en Israël. Ce qui prouverait aussi que la loi française et les magistrats s’ils condamnaient Rima Hassan, seraient les marionnettes de Natanyahou et de l’armée israélienne. Quant aux associations qui se sont portées partie civiles (OJE, et LICRA etc …) elles ont été accusées de double allégeance ; traduisez : allégeance à Israël et à la France. Rappelons que la LICRA a été fondée 19 ans avant la création d’Israël ! Des tropes antisémites et complotistes que l’on ne s’attendait pas à entendre dans un tribunal.

Heureusement, les parties civiles avaient cité des témoins plus dignes et crédibles : le fils d’une victime française de l’attentat de Lod, et Emmanuel Razavi grand reporter et auteur d’enquêtes sur les influences et ingérences de la République Islamique d’Iran dans le monde. Ce dernier a magistralement exposé preuves à l’appui, les liens financiers et idéologiques entre les mouvances marxistes et islamistes, entre les brigades rouges à l’internationale, le FPLP, le Hamas, et les gardiens de la révolution du régime islamique en Iran et leurs proxies. Et puisque Rima Hassan s’affiche régulièrement avec des responsables du FPLP, il en a conclu qu’il était impossible de croire qu’elle avait twitté sans savoir (comme elle le prétend) qui était Kozo Okamoto, personnage adulé dans la mouvance du FPLP.

L’accusée qui n’a jamais été condamnée, a préféré se réfugier dans le silence, couverte pour cela par son immunité parlementaire.

Réquisition du procureur : 10 mois de prison avec sursis et 2 ans d’inéligibilité.

Rendu du jugement : lundi 30 novembre, au tribunal correctionnel de Paris, porte de Clichy

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