Les CitadElles invitées de radio J !

Les CitadElles invitées de radio J !

Ce lundi 23 septembre, notre porte-parole Arlette Zilberg était sur radio J, invitée de Lise Gutmann, pour présenter Les CitadElles.

Un collectif féministe non communautaire qui travaille en réseau avec des associations féministes universalistes et laïques, qui soutient contre vents et marées que jamais le viol ne sera une forme de résistance, qui dénonce sans relâche les tortures, les viols et violences sexuelles perpétrées par les terroristes du Hamas sur les Israéliennes le 7 octobre 2023, et qui considère que l'éviction du cortège des Juives de la manifestation parisienne du 25 octobre dernier est une marque d'antisémitisme.

Soutien aux Iraniennes, soutien aux israéliennes, dénonciation des régimes islamistes qui instaurent des apartheids de sexe : des combats féministes qui sont une évidence ... sauf pour certaines associations du "féminisme mainstream" ou du "féminisme identitaire".

Pour en savoir plus sur les CitadElles, c'est sur la vidéo ci-dessous.

Et surtout, n'oubliez pas nos prochains RV :

  • Vendredi 27 septembre, 14h-16h30 au CNAM avec l'Institut Emilie du Châtelet : viols et violences sexuelles comme arme de guerre, comment en sortir ?

  • Mercredi 2 octobre 13h-13h30 au Trocadéro avec les Eclipsées des droits universels et Sarah Barukh

  • Dimanche 6 octobre et lundi 7 octobre, nous participerons aux événements en hommage aux victimes du 7 octobre.

Avec la LICRA*, à la Foire de Châlons-en-Champagne

Avec la LICRA*, à la Foire de Châlons-en-Champagne

Les CitadElles représentées par Arlette Zilberg, accompagnée d'Iris Iran Farkhondeh enseignante-chercheuse, et de Rachida Hamdan de l'association Les Résilientes, ont répondues présentes le dimanche 8 septembre pour participer à la table-ronde animée par Lucas Duval du réseau Jeunes de la LICRA. Cet événement intitulé "les droits des femmes sont-ils universels ?" s'est tenu dans le cadre de la Foire de Châlons -en-Champagne devant un public de 120 personnes dont la députée Lise Magnier.

L'ouverture a été faite par le préfet de la Marne, Mr Prévost, et Mme Nelly Beaufort présidente de la LICRA Châlons qui a organisé l'événement avec son équipe. Un compte-rendu des interventions sera fait dans le prochain DDV ( Droit De Vivre, la revue de la LICRA).

En attendant, nous sommes honorées et fières d'avoir porté la voix des féministes universalistes et laïques au sein de cette Foire agricole.

Remerciements à Nelly Beaufort ( au centre) et à toute l'équipe de la LICRA Châlons.

Incontournable la visite de la Duduchothèque dédiée à notre ami Cabu, né à Châlons, et assassiné par des islamistes lors de l'attentat à Charlie Hebdo le 5 janvier 2015. A ne pas manquer l'exposition "Vive Le Sport !", jusqu'au 6 avril 2024. Cabu adorait dessiner les sportifs, et nous on kiffe ses dessins.

  • LICRA : Ligue Internationale contre le racisme et l'antisémitisme.

L’autre langue des femmes de Léonora Miano

L’autre langue des femmes de Léonora Miano

Le féminisme selon Léonora Miano est affaire d’occidentales et il ne peut apporter de réponses que pour « les femmes d’un lieu précis aux questions qui se posaient à elles » ce lieu étant l’occident capitaliste et dominateur.

Victimaire, il ne correspond pas à la situation des femmes de l’Afrique subsaharienne car celles-ci ont des expériences et des mémoires différentes. A l’inverse des occidentales cherchant à acquérir des droits qu’elles n’avaient pas auparavant, les subsahariennes ont un riche passé de femmes de pouvoir.

Impérialiste, en reproduisant le schéma capitaliste, le féminisme contribuerait plutôt à faire des femmes des dominatrices comme les hommes.

De ce fait, les femmes subsahariennes puisent d’abord dans leurs ressources propres plutôt qu’à s’attacher à conquérir des espaces déjà sous domination masculine.

L’autre langue des femmes est cette conscience de soi qui se pense hors de toute comparaison, masculine et occidentale.

Ce sont alors des mythes et récits que nous découvrons avec l’auteure dans une première partie. Elle décrit des figures féminines des différents territoires subsahariens depuis l’antiquité : Femmes de pouvoir, certaines sont des guerrières, parfois cruelles, d’autres bâtisseuses.

Dans la 2ème partie,  elle évoque les sociétés féminines traditionnelles des milieux populaires. Dans le cadre de pratiques sociales ou de luttes, elles ont utilisé la force du collectif pour faire face à l’hégémonie masculine ou durant la période coloniale.

On peut soulever dans ce livre récit certaines contradictions. Ainsi, les figures fortes des femmes qu’elle décrit se comportent elles-mêmes comme ce que l’auteur rejette, à savoir les femmes occidentales occupant par leurs droits une position dominatrice et violente.

On peut lui opposer que le féminisme universaliste ne s’entend pas comme consubstantiellement inscrit dans le système capitaliste. Il ne vise pas non plus à égaler la position des hommes comme dominateurs.

La dissymétrie réelle entre les différents espaces du monde dans les relations de pouvoir n’interdit pas de considérer comme universelle l’hégémonie masculine et les droits des femmes, autrement dit, les droits humains.