Dimanche 14 septembre à 15H : Grande marche pour le #MahsaDay

Dimanche 14 septembre à 15H : Grande marche pour le #MahsaDay

Pour les 3 ans de la mort de Mahsa Amini et la naissance du mouvement Femme Vie Liberté, une grande marche de la place Victor Hugo au Trocadéro à Paris de 15H à 18H.

Organisée par l'association Homa, Action4Iran et Femme Azadi.

Naît après l'assassinat de la jeune kurde Mahsa Amini pour un voile mal mis, le mouvement Femme Vie Liberté continue de lutter contre le régime des mollahs pour la liberté. Des centaines de jeunes furent tués dans les rues, pendus et des milliers emprisonnés dans des conditions épouvantables.

Le mouvement pour un Iran libre, démocratique et laïque ne faiblit pas. Nous les soutenons.

Dimanche 29 juin, 17h-19h Marche pour un Iran libre

Dimanche 29 juin, 17h-19h Marche pour un Iran libre

Samedi 21 juin nous étions présentes à la Marche organisée par nos amis de l'association Homa et soutenue par Femmes Azadi. Pour rappel, le drapeau avec le lion et le soleil, n'est pas celui de la République Islamique d'Iran, mais celui des opposants qui ont adopté celui de la Perse pré-islamique.

Arlette Zilberg, notre porte-parole s'est exprimée au nom des CitadElles et au nom d'Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes :

"Et un jour, nous irons danser ensemble à Téhéran et à Jérusalem. Ensemble."

En une semaine la situation a beaucoup évolué...

Nous continuerons à marcher avec nos amis de l'association Homa soutenue par Femmes Azadi jusqu'à la chute du régime.

Nous continuerons à soutenir la révolution initiée par les Iraniennes. #FemmeVieLiberte

RV dimanche 29 juin, 17h Place Victor Hugo, 75016, métro Victor Hugo

Un coup porté au patriarcat théocratique : les frappes israéliennes contre le nucléaire iranien peuvent être une bonne nouvelle pour les Iraniennes

Un coup porté au patriarcat théocratique : les frappes israéliennes contre le nucléaire iranien peuvent être une bonne nouvelle pour les Iraniennes

Les  frappes israéliennes ciblant les infrastructures nucléaires du régime des mollahs, ne doivent pas être vues uniquement comme des attaques préventives contre un régime qui a juré de rayer Israël de la carte. Elles peuvent aussi avoir un impact sur la société civile iranienne, où les femmes paient depuis plus de quarante ans le prix d’une oppression systématique, imposée par une théocratie ultrapatriarcale qui s'appuie sur la peur, la surveillance par la police des moeurs.

Depuis la révolution islamique de 1979, le régime des mollahs a construit un appareil d’État fondé sur un apartheid sexuel et le contrôle des corps des femmes:  inégalité des droits, port obligatoire du hidjab,  restrictions à la liberté de mouvement et de travail, arrestations, tortures, viols en prison, assassinats de militantes et de jeunes femmes comme Mahsa Amini, étudiante assassinée par la police il y a trois ans … 

Les frappes israéliennes seules ne libéreront pas l’Iran des mollahs (seuls les Iraniennes et les Iraniens  peuvent le faire) mais elles ébranlent cet Etat fasciste.

Pour les  Iraniennes qui,  de plus en plus nombreuses, retirent leur voile au risque de la prison ou de la mort,  chaque coup porté au pouvoir des mollahs est une lueur d’espoir d'avoir un jour un pouvoir démocratique respectueux des droits des femmes.

Nous ne nous réjouissons pas de la guerre, qui fera sans doute des morts de civils. Mais nous, féministes universalistes, nous réjouissons de voir vaciller cet Etat misogyne et théocratique. Car la laïcité, l’émancipation, la liberté ne sont pas des luxes réservés aux occidentales : ce sont des droits universels, pour lesquels les femmes iraniennes se battent au quotidien. 

C’est pourquoi, une fois de plus, nous réaffirmons notre solidarité totale avec toutes les Iraniennes qui résistent, et nous partageons leurs espoirs de libération. 

Il y a trois ans, avec nos amies iraniennes à Paris, nous nous étions promis d’aller un jour danser ensemble à Téhéran libérée des mollahs, et à Jérusalem. Puisse ce moment vite se rapprocher ! 

Retour sur la conférence sur la résistance des femmes afghanes et du peuple iranien pour la liberté.

Retour sur la conférence sur la résistance des femmes afghanes et du peuple iranien pour la liberté.

Le 10 juin, nous étions à la mairie du 16ème arrondissement de Paris pour la projection du documentaire "Dans l'oeil de la liberté" et les témoignages sur la situation en Afghanistan et en Iran.

Fahimeh Robiolle, à l'initiative de cet événement, a rappelé la nécessité de faire l'écho des voix des sans voix, les femmes afghanes et le peuple iranien.

Pour Francis Szpiner, sénateur et conseiller de Paris, on ne peut pas dire à présent que l'on ne connaît pas la nature du régime iranien, ni celui de l'Afghanistan.

Cela fait 3 générations que les iraniens sont en prison, depuis 79, mais il y a un avant et un après 2022 avec la mort de Mahsa Amini.

Quant aux femmes afghanes, elles sont devenues invisibles. Elles sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux.

Le témoignage de Sima Jouyanda, qui a été la première femmes gouverneur en Afghanistan :

Pendant le 1er régime des talibans dans les années 90, elle a enseigné aux filles en cachette. Avec sa fille Rashmina, elle lutte contre la pauvreté, en particulier la très forte natalité, une des causes de la misère.

Elles ont manifesté avec Nastaran, son autre fille, au retour des talibans.

Lors de ces manifestations, Nastaran envoyait des messages hostiles au régime en langue des signes à l'adresse des média étrangers, afin de ne pas être arrêtée par les talibans.

Le traitement des femmes qui s'opposent aux diktats du régime est effroyable. Certaines femmes ont été décapitées.

Elles ne disent pas tout sur ce que subissent les femmes de ces manifestations par les talibans car ce serait trop difficile à entendre...

Elles sont à présent en exil. Rashmina et Nastaran étudient pour l'avenir, pour la France le pays d'accueil, et afin de continuer les combats.

Il faut garder espoir.

Des témoignages de jeunes iraniens blessés lors des manifestations contre le régime des mollahs se sont succédés.

En tant que mère, que jeune, qu'homme, qu'êtres humains,... ils luttent pour vivre librement leur vie.

Le documentaire " Dans l'oeil de la liberté " de Pantea Modiri raconte les blessures volontaires aux yeux qu'ils ont subies. Certains sont gravement blessés, d'autres sont aveugles d'un oeil, ou complétement.

Lors des manifestations, ce sont en effet les yeux qui sont volontairement visés par les basijis.

"Tant d'yeux ont été enlevés que cela est presque devenu normal...".

Le voile est le symbole de la contestation.

Parce qu'elles l'enlèvent, les jeunes femmes sont arrêtées et torturées.

Le documentaire relate les douleurs de ces jeunes mais aussi leurs espoirs.

Il s'agit d'exposer ces crimes au monde.

"Les basijis qui frappent les manifestants prétendent préserver l'honneur, mais quel honneur y a t-il à violer ou tuer une fille ?".

Tout le monde veut se débarrasser du régime.

Les jeunes épris de liberté, les opposants, mais aussi les minorités, kurdes et balouches, sont victimes des exactions du régime.

C'est un esprit de liberté qui se répand dans les rues.

Ils ont pris la vie de beaucoup d'entre eux mais pour un avenir meilleur.

Tous souhaitent le soutien inconditionnel de la France. La France est pour beaucoup d'entre eux symbole de liberté, et une source d'inspiration. Ils exhortent la France à aider les peuples à se libérer.

La démocratie et la laïcité sont fragiles. Ce qui se passe en Iran et en Afghanistan nous concerne tous.

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