Une pièce de théâtre intense sur un texte puissant de Chahla Chafiq
Un homme seul sur scène.
Dans le brouhaha du mouvement de protestation « Femme Vie Liberté » qui s’élève de la rue, le monologue d’un professeur d’histoire. Il a toujours voulu se tenir à l’écart du monde, de l’Iran, dont il connaît pourtant la violence.
Ce retrait, ce refus de voir, n’est pas passif. Il est une force qui s’étend et s’exerce sur l’entourage. Ainsi, il a imposé à sa femme chanteuse, à présent disparue, de ne pas se produire en public, sous prétexte de sécurité. Cette voix bâillonnée, sa femme ne lui pardonnera pas pendant un an.
Pourtant, tout vacille. Le courage de ces femmes, ces jeunes qui bravent le régime au péril de leur vie, lui révèle la nature de son silence : L’acceptation.
Toutes ces voix alors s’élèvent : Sa petite voix intérieure, la voix de sa femme, la voix de Tahereh, figure féminine historique de rébellion, les voix des jeunes du mouvement de révolte Femme Vie Liberté.
Photo de Vahid Amanpour pour La Compagnie du Passage
La mise en scène sobre met en valeur le jeu de l’acteur Jean-Paul Sermadiras et le chant de la chanteuse lyrique Salmi Elahi. Tous les deux se répondent par la puissance du texte et de la voix, sur une scène dépourvue de décor.
Par son jeu, Jean-Paul Sermadiras nous interpelle directement et Salmi Elahi incarne, comme un fantôme, toutes les voix tues et disparues.
Ce texte est écrit dans le contexte de la révolte en Iran contre l’oppression épouvantable du régime totalitaire iranien. Mais il a une portée universelle. La question de l’engagement, de la peur, de l’acceptation et, à travers la figure historique de Tahereh, les femmes, objets essentiels de répression dans les régimes liberticides.
Il interroge, sans imposer de réponses, sur nos refus de prendre position, le désir de sécurité, souvent mus par la peur. Un choix, mais qui souvent vaut acceptation.
On peut retrouver la pièce au Festival Off d’Avignon
du 4 au 25 juillet à 18h30 au Théâtre de la Porte Saint-Michel.
Alors que tous les yeux sont tournés vers le Moyen Orient depuis le 28 février dernier, il est difficile de décrypter l’actualité. L’opposition iranienne est difficile à cerner. Des experts, qui parfois ne connaissent pas grand-chose à l’histoire du pays, qui parfois se font les relais de l’ambassade, ou qui sont pétris d’idéologies et nourris de « fake news », déversent leurs vérités auprès de journalistes parfois peu scrupuleux.
Notre ami Didier Idjadi, sociologue franco-iranien, spécialiste de la société iranienne, du Moyen Orient et de l’islam, vient de publier : Iran, Islamisme, Laïcité : histoire d’un affrontement.
Didier IDJADI sera reçu au Centre Medem, par Arlette ZILBERG (notre porte-parole), et nous donnera sa vision de l'Iran et du régime totalitaire théocratique, son analyse sur la guerre en cours et l’avenir de l’Iran. Un moment d’échanges avec le public est prévu.
Nous nous étions prononcées en faveur d'une intervention extérieure pour venir en aide au peuple iranien après les massacres des 8 et 9 janvier. Cette aide extérieure est venue d'Israël et des USA, et le peuple iranien espère pouvoir renverser le régime islamique.
Nous ne sommes pas monarchistes. Or force est de constater que Reza Pahlavi est plébiscité aussi bien en Iran que dans la diaspora iranienne, hormis à l'extrême gauche ou chez les Moudjahidines (CNRI), pour mener la transition vers la démocratie. Nos amis qui l'ont rencontré en France la semaine passée nous ont confirmé sa volonté de démocratie et son engagement.
Nous appelons donc à rejoindre la Marche organisée par l'association franco-iranienne Homa avec qui nous marchons régulièrement depuis l'assassinat de Mahsa Amini et le mouvement Femme Vie Liberté.
De la place de la Bastille jusqu'à la place des Pyramides à Paris, nous avons marché avec nos amis iraniens pour fêter les premiers signes de la chute du régime des mollahs.
Les évènements en Iran redonnent espoir au peuple iranien mais aussi au monde entier.
La mort de Khamenei est le premier signe de la fin du régime mortifère et terroriste des mollahs.
Pour la première fois depuis presque 4 ans et la naissance du mouvement Femme Vie Liberté, la joie était au rendez-vous. Depuis que nous accompagnons nos amis iraniens dans les marches et les manifestations pour apporter notre soutien, l'espoir est tangible.
Beaucoup de monde pour fêter la mort du dictateur sanguinaire. De la musique, des danses.
Une minute de silence a été observée en hommage à tous les iraniens qui ont donné leur vie pour la liberté, des jeunes en majorité, massacrés par le régime assassin des mollahs.
Ils ne seront pas morts pour rien.
Le peuple iranien va redevenir libre !
Un jour enfin, nous irons tous danser à Téhéran !!
La situation évolue, certes trop lentement. Nous nous sommes déjà prononcées pour une intervention extérieure ciblée pour aider à renverser la République Islamique d'Iran.
Reza Pahlavi semble être la personnalité en capacité de rassembler et de conduire la transition vers la démocratie et vers des élections.
Ce samedi à Paris, il a reçu nombre d'intellectuel.les de la diaspora. Comme quoi, il arrive à dialoguer, même avec des personnes pas vraiment monarchistes.
Nous l'avons déjà dit, ce n'est pas à nous de dire qui est le plus populaire pour engager le pays vers la transition.
La seule chose dont nous sommes sûres, c'est que les Marches ici, de soutien à la révolution contre le régime, sont les bienvenues là-bas où les manifestants crient son nom.
Nous vous appelons donc à venir ce dimanche encore, participer à la Marche de soutien au peuple iranien. Ce régime sanguinaire doit tomber.
RV 15h, place du Châtelet. Nous marcherons jusqu'à la place des Pyramides.