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Le crime de Samara : ne pas porter le voile





Paris, le 4 avril 2024


Ligue du Droit International des Femmes, Libres Mariannes, Regards de Femmes,

Les CitadElles, Les Résilientes.


Harcelée depuis trois ans, Samara a finalement été victime d'une terrible agression de la part de ses tortionnaires au cours d'un guet-apens, pour punir « la mécréante ».

Cette nouvelle agression prouve une fois encore, s'il en était besoin, que le voilement des filles est conçu comme signifiant non seulement la ségrégation des garçons et des filles, mais aussi celle des musulmanes de la communauté nationale.

Samara sort de trois jours de coma, et sa mère et sa grand-mère, elles-mêmes musulmanes, crient leur indignation car elles ont alerté l’établissement scolaire et demandé que Samara soit gardée à l'abri au moment de la sortie des élèves.

 

Depuis des décennies, avant même la création bienvenue de « Ni putes, ni soumises » par Fadila Amara, nos associations dénonçaient le sort des filles dans les cités, surtout dès lors qu'elles se comportaient comme toutes les Françaises de leur âge.

Alors, ça suffit de demander sur un ton faussement désolé : « Mais où sont les féministes ? ».

Nous avons toujours été présentes malgré la volonté des Médias dits de référence de nous ignorer !

L'agression sur Samara rappelle le meurtre de Sohane le 4 octobre 2002 à Vitry-sur Seine (« Un féminicide en France, Sohane, 17 ans, brûlée vive » Ed. Le Bord de L'eau), et plus récemment le meurtre de Shaina, poignardée puis brûlée, jugé en juin 2023, affaire racontée par Laure Daussy, journaliste à Charlie Hebdo, sous le titre éloquent « La réputation ».

 

En 2023 la mémoire collective s’est souvenue que 40 ans auparavant avait lieu la Marche pour l’égalité et contre le racisme. Mais pas un mot sur l’anniversaire des 20 ans cette même année de la Marche des femmes contre les ghettos et pour l’égalité. 

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