Avec la LICRA*, à la Foire de Châlons-en-Champagne

Avec la LICRA*, à la Foire de Châlons-en-Champagne

Les CitadElles représentées par Arlette Zilberg, accompagnée d'Iris Iran Farkhondeh enseignante-chercheuse, et de Rachida Hamdan de l'association Les Résilientes, ont répondues présentes le dimanche 8 septembre pour participer à la table-ronde animée par Lucas Duval du réseau Jeunes de la LICRA. Cet événement intitulé "les droits des femmes sont-ils universels ?" s'est tenu dans le cadre de la Foire de Châlons -en-Champagne devant un public de 120 personnes dont la députée Lise Magnier.

L'ouverture a été faite par le préfet de la Marne, Mr Prévost, et Mme Nelly Beaufort présidente de la LICRA Châlons qui a organisé l'événement avec son équipe. Un compte-rendu des interventions sera fait dans le prochain DDV ( Droit De Vivre, la revue de la LICRA).

En attendant, nous sommes honorées et fières d'avoir porté la voix des féministes universalistes et laïques au sein de cette Foire agricole.

Remerciements à Nelly Beaufort ( au centre) et à toute l'équipe de la LICRA Châlons.

Incontournable la visite de la Duduchothèque dédiée à notre ami Cabu, né à Châlons, et assassiné par des islamistes lors de l'attentat à Charlie Hebdo le 5 janvier 2015. A ne pas manquer l'exposition "Vive Le Sport !", jusqu'au 6 avril 2024. Cabu adorait dessiner les sportifs, et nous on kiffe ses dessins.

  • LICRA : Ligue Internationale contre le racisme et l'antisémitisme.

Les Mères de l’Espoir, vendredi 12 juillet

Les Mères de l’Espoir, vendredi 12 juillet

Comme tous les vendredi depuis 9 mois, à l’initiative de la WIZO France, et co-organisé avec le CRIF (Conseil Représentatif des Juifs de France), quelques centaines de personnes se sont réunies place du Trocadéro de 12h à 12h30 pour demander la libération des otages du Hamas.

Chaque vendredi, des personnalités du monde de la culture, des personnalités politiques ou associatives, lisent des textes en rapport avec le pogrom du 7 octobre 2023, commis en Israël par les terroristes islamistes du Hamas.

Ce vendredi était spécialement dédié aux femmes otages, car cela fait maintenant 9 mois.... et nous savons que des femmes ont été violées par les terroristes, le viol arme des terroristes.

Le viol, arme du terrorisme, ou arme de répression, ou arme de guerre, que nous féministes universalistes, ne cessons de dénoncer quels qu’en soient leurs auteurs. Le viol n'est jamais un acte de résistance, JAMAIS !

Nous tremblons à l'idée que l'une des otages ait pu tomber enceinte, voire accoucher.

C'est pourquoi ce vendredi, les organisatrices ont demandé à la communauté internationale de peser plus particulièrement pour la libération des femmes otages.

Comme chaque vendredi des fleurs jaunes ont été distribuées. Le jaune, couleur symbolique chez les Juifs, couleur de ces rubans ou de ces bracelets distribués à chaque événement de solidarité avec les otages.

Comme chaque vendredi ce rassemblement se déroule sous la protection bienveillante des forces de l'ordre.

Comme chaque vendredi, le rassemblement se termine avec les hymnes israélien et français.

Ces rassemblements hebdomadaires continueront jusqu'à la libération du dernier otage.

Pour cause de Jeux Olympiques, le RV du vendredi se tiendra dans un lieu différent. Il sera indiqué sur les sites de la WIZO France et du CRIF.

Nous irons danser à Téhéran et Jérusalem !

Nous irons danser à Téhéran et Jérusalem !

Depuis l'assassinat à Téhéran de Mahsa Jina Amini le 16 septembre 2022, pour un voile mal porté, et depuis la révolution iranienne Femme Vie Liberté déclenchée par la jeunesse, nous ne cessons de dire à nos amis et amies iraniennes : un jour, nous irons ensemble danser à Téhéran.

Depuis le pogrom du 7 octobre, et à l'exemple de Mia Schem, kidnappée par le Hamas lors du Festival Nova pour la paix, et otage 55 jours à Gaza, nous avons fait nôtre ces mots tatoués sur son avant-bras : We will danse again.

Un point commun entre le statut des femmes en République Islamique d'Iran, et les actes de barbaries sexuelles commis par les terroristes islamistes du Hamas sur les femmes israéliennes ou supposées juives le 7 octobre dernier ? La haine des femmes. Sans oublier que le Hamas a conjugué haine des femmes et haine des Juifs ce jour-là.

Il n'est donc pas surprenant depuis le 7 octobre dernier, d'assister à un rapprochement entre les principales associations franco-iraniennes soutenant la révolution et des associations juives. Car elles font face à un ennemi commun : la République Islamique d'Iran et ses proxys, Hamas, Hezbollah, Houthis du Yémen, sans compter la Syrie de Bachar El-Assad et la Russie de Poutine.

Nombre d'événements en France témoignent du rapprochement des communautés juives et iranienne : repas célébrés ensemble, participation de l'association franco-iranienne HOMA et de personnalités comme le professeur Didier Idjadi ou Madame Iris Farkondeh universitaire aux manifestation ou conférences contre l'antisémitisme et pour la libération des otages, interventions régulières de Madame Mona Jafarian présidente de Femme Azadi sur des radions juives, ou de Madame Mahnaz Shirali sociologue à des débats sur les chaînes de télévision.

Toutes ces personnalités ont un jour relaté qu'en Iran, la population, exsangue et appauvrie par un régime incompétent sur le plan économique et mortifère du point de vue social et sociétal, ne veut plus des dépenses liées au soutien des succursales terroristes du régime. Selon les derniers sondages, 80% des Iraniens sont opposé au régime. La mort du président Raïssi lors d'un "accident d'hélicoptère", a été célébré dans la joie tant dans la diaspora iranienne qu'à l'intérieur du pays !

Lors de la soirée du 26 mai, des personnalités juives et de la diaspora iranienne ont célébré leurs valeurs communes.

Saeed Amini, président de Homa et hôte de la soirée, a rappelé les valeurs qu'il souhaitait voir gagner en Iran : Liberté Egalité Fraternité Laïcité Démocratie.

Il a aussi témoigné de sa solidarité avec le peuple israélien et le peuple juif malmené ici depuis le 7 octobre.

Il a dénoncé le Hamas et la République Islamique d'Iran qui déstabilisent le monde, exportant la guerre et le terrorisme.

Il a répété sa demande de voir le corps des Gardiens de la révolution enfin classé sur la liste des organisations terroristes par L'Union Européenne.

Le souhait exprimé par Yonathan Arfi, président du Conseil Représentatif des Juifs de France ( CRIF), de faire le voyage de Paris à Téhéran puis à Jérusalem a été applaudi.

Sa présence, comme celle de Caroline Yadan députée, et de Samuel Lejoyeux président de l'Union des Etudiants Juifs de France ( UEJF) n'étaient pas que symboliques : l'invitation à cette soirée appelait à renforcer les liens d'amitié entre les communautés.

Alors que les actes antisémites ont augmenté de 1000% ces derniers mois en France, alors que la géopolitique est instable et déstabilisante, ces moments de solidarité sont réconfortants.

Ont également pris la parole Geneviève Garrigos conseillère de Paris, François Béchieau adjoint au Maire du 75019, deux personnalités qui participent régulièrement aux manifestations de soutien à la révolution iranienne.

Fahimeh Robiolle ingénieure, autrice, promue en France au grade de la légion d'honneur, a défendu les droits des femmes afghanes et iraniennes, et dénoncé le régime des talibans qui a retiré même le droit d'aller à l'école pour les petites afghanes.

Arlette Zilberg, militante féministe, au nom du collectif féministe universaliste et laïque Les CitadElles, a interpellé celles qui ont détourné leur regard des exactions du régime iranien contre les jeunes femmes iraniennes, celles qui ont détourné leur regard lors des violences sexuelles des terroristes du Hamas contre les israéliennes le 7 octobre dernier. Elle a rappelé que le régime d'apartheid de sexe en Afghanistan ou en Iran n'était pas tolérable.

Un banquet politique, célébrant l'amitié entre les peuples, la démocratie, la laïcité, comme cela fait du bien en cette période où les extrêmes jettent de l'huile sur le feu, et où de pseudo progressistes font les autruches face au danger de l'axe Iran - Syrie - Russie - Chine.

Espérons que notre rêve commun sera bientôt réalité.

Alors nous ferons ensemble le voyage Paris-Téhéran-Jérusalem

Le silence de Sibel : Un film de Aly Yeganeh

Le silence de Sibel : Un film de Aly Yeganeh

Sortie en salle le 1er mai 2024

Sibel est une toute jeune adolescente de 13 ans lorsque Daesh massacre sa famille puis l’enlève pour la réduire à l’esclavage sexuel.

Des mois plus tard, et avec l’aide d’une connaissance de sa famille, elle est libre en France. Libre ? Non. Elle est emprisonnée à vie par les images de ses parents et de ses frères massacrés devant elle, et par les tortures et viols qu’elle devra subir par ses geôliers pendant des mois. Puis l’empreinte du diable. Enceinte, elle va devoir faire un choix, seule. Elle se retranche dans le silence pour se protéger.

L’histoire de Sibel c’est l’histoire de milliers de femmes qui, lors des nettoyages ethniques ou des génocides, ont subi et vécu l’innommable. Lorsque l’on regarde Sibel, ses yeux sont les yeux des Yézidis, des Rwandaises, des Afghanes, des Iraniennes, des Israéliennes mais aussi de toutes les femmes dont les traumatismes des viols poussent au silence pendant des mois, des années, des vies.

Les Yézidis, victimes d’un génocide de l’État Islamique en 2014 ont subi les pires atrocités. L’EI tuait les hommes qui refusaient de se convertir à l’Islam, les femmes et les jeunes filles étaient enlevées pour être réduites à l’esclavage sexuel. Violées systématiquement et vendues comme du bétail. À ce jour il reste encore plus de 3 000 femmes aux mains de Daesh. Un peuple d’un demi-million de personnes en Irak avant l’EI, aujourd’hui ils ne sont plus que 250 000, et environ 150 000 réfugiés dans des camps ou à l’étranger. 

Un film sombre, puissant à voir, pour découvrir les tunnels psychologiques que les victimes des viols, des crimes de guerre et des massacres affrontent. 

Jeudi 4 avril : Conférence à l’université Sorbonne Nouvelle

Jeudi 4 avril : Conférence à l’université Sorbonne Nouvelle

Nous étions à la conférence organisée par l'UEJF à l'Université Sorbonne Nouvelle avec Iris Farkhondeh, Eve Hohman et Rachel Flore-Pardo.

Le titre de la conférence, "Laissez-nous parler", est inspiré du hashtag "Let Us Talk" de Masih Alinejad, la militante iranienne exilée aux Etats Unis, suite au constat que la dénonciation de la condition des femmes iraniennes, afghanes,... est considéré comme islamophobe.

Iraniennes et israéliennes unies dans la dénonciation de l'usage du viol et de la torture sur les femmes par le régime des mollahs et par le hamas et leur caractère systémique.

Iris Farkhondeh est revenue sur le sort réservé aux jeunes iraniennes emprisonnées, violées, assassinées en prison, aux écolières gazées et Eve Hohman, qui est une proche de victimes du 7 octobre, sur celui des israéliennes victimes d'actes de barbarie.

La non prise en compte de la parole des victimes israéliennes et la demande récurrente de preuves soulignée par l'avocate Rachel Flore-Prado, ne peut se comprendre que par l'antisémitisme.

A été mis en évidence le fait que le sort réservé aux femmes est traité au prisme de l'idéologie et qu'il y a la volonté de beaucoup de ne pas dénoncer l'islam politique.

On voit que cela peut mener à qualifier le viol d'acte de résistance quand il s'agit du Hamas et de la question palestinienne.

Au sein même de l'université Sorbonne Nouvelle, dès l'annonce de l'objet de la conférence, des intimidations ont circulé et, le jour même, on a pu voir la tentative de bloquer l'accès à l'université et d'empêcher la tenue de la conférence par des personnes se revendiquant du "comité palestine sorbonne nouvelle".

Pourtant, comme l'a dit Eve Hohman, "la voix d'une victime dépasse tout, partout".

C'est donc la voix de toutes les femmes que l'on doit entendre.