Communiqué des CitadElles, réseau féministe universaliste et laïque, co-signé par Les Résilientes, la Ligue Internationale du Droit des Femmes, Regards de Femmes, 125 et après.
Paris, le 25 mars 2026
COMMUNIQUÉ
Objet : La justice est passée : 18 ans pour Tariq Ramadan
Le prédicateur islamiste résidant en Suisse, a enfin été condamné, en son absence, à 18 ans de réclusion criminelle assortis du maintien du mandat d’arrêt du 6 mars 2026, d’une interdiction du territoire français, d’une interdiction de droits civils et civiques et de famille.
Nos félicitations à la courageuse Henda Ayari, première victime à avoir porté plainte il y a 9 ans.
Nos félicitations aux deux autres plaignantes qui malgré leur anonymat ont persisté dans leurs plaintes.
Nos pensées aux autres victimes dont certaines ont retiré leurs plaintes par peur des menaces de représailles.
La justice française a entendu la parole des trois plaignantes. C’est un pas en avant dans la lutte contre les viols et les violences sexuelles, pour toutes les femmes.
Nous, féministes universalistes et laïques, ne trions pas les victimes ni leurs agresseurs en fonction de leur origine, leur statut social ou leur appartenance ou fonction politique.
Depuis le 7 octobre 2023, un collectif de femmes juives Nous Vivrons s'est constitué en France, suite au silence des associations féministes mainstream concernant les viols perpétrés par les terroristes du Hamas sur les femmes israéliennes.
Pire que ce silence, des féministes influencées ou proches de l'extrême gauche, ont permis à des mouvements comme Urgence Palestine d'infiltrer les manifestations pour les droits des femmes et d'organiser l'expulsion/exclusion du cortège Nous Vivrons aux cris de : "Sionistes, fascistes, c'est vous les terroristes".
Face au déni et au noyautage du mouvement des femmes par des partis politiques, ou collectifs ou syndicats, qui ont un autre agenda que celui des droits des femmes, nous féministes universalistes, avons décidé de rejoindre le cortège du collectif Nous Vivrons.
Nous ne conditionnons pas notre soutien à l'identité ou l'origine sociale des victimes ou des agresseurs. Nous sommes universalistes, et non pas identitaires.
Nous n'acceptons pas qu'un cortège de femmes, soit ostracisé par les organisatrices de la "Grève Féministe" parce qu'elles dénoncent des violences sexuelles sur les Juives.
De même que nous marchons aux côtés des Iraniennes victimes du régime des mollahs, nous dénonçons les violences sexuelles de l'armée russe sur les Ukrainiennes, l'apartheid de sexe mis en place par les talibans contre les Afghanes, les viols arme de guerre au Soudan, au Congo ....
Nous marcherons dimanche aux côtés de nos amies juives qui demandent la reconnaissance des violences sexuelles des terroristes sur les femmes juives le 7 octobre 2023 et lorsqu'elles étaient otages.
Nous sommes indignées face au refus des organisatrices de Grève féministe de dialoguer avec les représentantes de Nous Vivrons !
Pour nous c'est ni racisme, ni antisémitisme !
Le 8 mars doit rester la Journée internationale pour les Droits des Femmes, de toutes les femmes !
RV dimanche 14h, 58 rue Armand Carel 75019, métro Laumière ou Bolivar.
Sorti en 2021, ce livre autobiographique de "l'homme qui répare les femmes" est un plaidoyer contre le fléau du viol comme arme de guerre en RDC, malheureusement toujours d'actualité dans ce pays et d'autres dans le monde.
« Je défends les femmes parce qu’elles sont mes égales, parce que les droits des femmes sont les droits humains, et que je constate avec rage ces violences qui leur sont infligées».
C’est la réponse que donne Denis Mukwege face à la perplexité suscitée par sa sensibilité en tant qu’homme aux droits des femmes et à leur condition.
Gynécologue, il a créé un hôpital spécialisé dans le soin des blessures causées par viol à Panzi, près de Bukavu, en République Démocratique du Congo.
La création de cet hôpital en 1998 est motivée au départ par la condition des femmes enceintes dans son pays, dont il a évalué la crise sanitaire lors de ses fonctions dans un précédent hôpital. Souvent seules, sans soins, délaissées par leur mari, leur famille, et le gouvernement, elles meurent en couches sans que cela ne suscite un intérêt particulier. La cause de cet abandon est due à leur statut social infériorisé, dans un système très patriarcal.
Quand la guerre a commencé au Congo avec les milices du Rwanda, il a vu arriver des femmes, mais aussi des enfants, avec des blessures épouvantables dues au viol. Mutilées, traumatisées, elles sont le plus souvent bannies de leur communauté pour avoir été violées.
Dans ce contexte des conflits en RDC, Denis Mukwege caractérise ces viols. Il ne s’agit pas d’un écart, de la violence de certains soldats pervers. Par leur nombre, leur caractère systématique et les mutilations qui les accompagnent, ces viols sont planifiés. Il s’agit de viols comme armes de guerre.
Petit à petit, il met en place un accompagnement à la fois physique et psychologique. Cet accompagnement évolue au fur et à mesure des rencontres avec les femmes, en évaluant les besoins de prise en charge.
Les mots sont importants : Quand les femmes arrivent à l’hôpital, ce sont des Patientes, qui nécessitent des soins physiologiques. Mais elles doivent prendre conscience qu’elles sont des Victimes et donc sortir de la culpabilité, avec comme objectif d’être des Survivantes, c’est-à-dire de surmonter dans la mesure du possible cette épreuve.
Ainsi c’est une approche globale de l’accompagnement, à la fois psychologique, juridique, socio-économique, de ces femmes qui s'est mise en place.
Le livre est le récit de son combat pour les femmes dont il souligne le courage. Courage quand elles donnent la vie dans l’indifférence générale, courage dans la résilience face aux horreurs subies par les sévices sexuels. C’est un combat universel contre le viol comme « fléau de toutes les sociétés ».
Cet homme exceptionnel imagine un avenir "où les agressions sexuelles seront vues comme les méfaits d'une époque certes brutale mais révolue".
Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes », a reçu le Prix Sakharov en 2014 et le prix Nobel de la paix en 2018.
Alors que le sadisme des terroristes du Hamas renforce notre détermination à combattre leur idéologie et leurs soutiens ici, nous assistons admiratives, au courage de ces jeunes femmes israéliennes, ex-otages, rentrées après plus de 470 jours de détention dans les tunnels de Gaza. Nous avons vu leur libération, mises en scènes encadrées par les militants du Hamas. Le courage de ces jeunes femmes crevaient nos écrans, alors qu'elles rentraient avec un "gift bag", sac offert et contenant un certificat de libération, des photos de leur captivité, et un collier. Le sadisme, la perversion.
Torturées, humiliées, violées, elles commencent à raconter. Mais le supplice n'est pas fini, pour les otages et leurs proches : les listes de libérables circulent, morts, vivants ??? Ce que nous savons, c'est que la résistance, elle est du côté des otages, du côté des familles des otages et de toutes celles et ceux qui se battent pour leur libération.
Ici en France, de nombreux événements sont organisés, que nous relayons et auxquels nous appelons à participer. Alors ce rappel : chaque vendredi, Les Mères de l'Espoir, avec la WIZO et le CRIF organisent un rassemblement de 12h15 à 12h 45, Parvis des droits de l'homme, Place du Trocadéro. Ces rassemblements continueront jusqu'à la libération du dernier otage.
Ce 18 janvier, petit KVIR aura 2 ans. Il est le plus jeune otage du monde, kidnappé avec son frère Ariel et ses parents le 7 octobre 2023.
parce que nous sommes solidaires des otages et de leurs proches, et que ce que subissent les otages depuis plus d'un an et particulièrement les femmes relève du crime contre l'humanité.
parce que le viol arme de guerre ne sera jamais un acte de résistance, nulle part. C'est un acte de barbarie sexuelle, prémédité, un crime contre l'humanité commis par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2025 et plus.
parce que chaque samedi soir à Tel Aviv, des milliers d'Israéliens se réunissent Place des Otages, pour exiger la libération immédiate de tous les otages.
Nous appelons à participer à ce rassemblement durant lequel nous serons en duplex avec la Place des Otages de Tel Aviv.
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