Mercredi 14 janvier 19h, café LICRA Paris : Les Enfants de Téhéran

Mercredi 14 janvier 19h, café LICRA Paris : Les Enfants de Téhéran

La LICRA Paris, organise en partenariat avec la Mairie de Paris Centre, son café LICRA sur l'Iran. Un livre vous sera présenté : Les Enfants de Téhéran, de Mikhal Dekel, qui décrit le périple des Juifs de l’Europe nazie vers la Palestine mandataire, en passant par Téhéran, une page méconnue de l’histoire de la Shoah. L'auteur retracera le périple de milliers d'enfants rescapés.

La soirée se poursuivra par un échange avec des experts afin de mettre cette histoire en perspective avec la situation actuelle en Iran.

🥂 À l’issue de la conférence, un buffet convivial vous sera proposé pour célébrer ensemble la nouvelle année. Inscription obligatoire 📩 Inscription : paris@licra.org

📍 Café LICRA Paris

🗓 Mercredi 14 janvier 2026 – 19h

📌 Mairie de Paris Centre – Salle Odette Pilpoul

📍 2 rue Eugène Spuller, 75003 Paris

Un coup porté au patriarcat théocratique : les frappes israéliennes contre le nucléaire iranien peuvent être une bonne nouvelle pour les Iraniennes

Un coup porté au patriarcat théocratique : les frappes israéliennes contre le nucléaire iranien peuvent être une bonne nouvelle pour les Iraniennes

Les  frappes israéliennes ciblant les infrastructures nucléaires du régime des mollahs, ne doivent pas être vues uniquement comme des attaques préventives contre un régime qui a juré de rayer Israël de la carte. Elles peuvent aussi avoir un impact sur la société civile iranienne, où les femmes paient depuis plus de quarante ans le prix d’une oppression systématique, imposée par une théocratie ultrapatriarcale qui s'appuie sur la peur, la surveillance par la police des moeurs.

Depuis la révolution islamique de 1979, le régime des mollahs a construit un appareil d’État fondé sur un apartheid sexuel et le contrôle des corps des femmes:  inégalité des droits, port obligatoire du hidjab,  restrictions à la liberté de mouvement et de travail, arrestations, tortures, viols en prison, assassinats de militantes et de jeunes femmes comme Mahsa Amini, étudiante assassinée par la police il y a trois ans … 

Les frappes israéliennes seules ne libéreront pas l’Iran des mollahs (seuls les Iraniennes et les Iraniens  peuvent le faire) mais elles ébranlent cet Etat fasciste.

Pour les  Iraniennes qui,  de plus en plus nombreuses, retirent leur voile au risque de la prison ou de la mort,  chaque coup porté au pouvoir des mollahs est une lueur d’espoir d'avoir un jour un pouvoir démocratique respectueux des droits des femmes.

Nous ne nous réjouissons pas de la guerre, qui fera sans doute des morts de civils. Mais nous, féministes universalistes, nous réjouissons de voir vaciller cet Etat misogyne et théocratique. Car la laïcité, l’émancipation, la liberté ne sont pas des luxes réservés aux occidentales : ce sont des droits universels, pour lesquels les femmes iraniennes se battent au quotidien. 

C’est pourquoi, une fois de plus, nous réaffirmons notre solidarité totale avec toutes les Iraniennes qui résistent, et nous partageons leurs espoirs de libération. 

Il y a trois ans, avec nos amies iraniennes à Paris, nous nous étions promis d’aller un jour danser ensemble à Téhéran libérée des mollahs, et à Jérusalem. Puisse ce moment vite se rapprocher ! 

Raïssi : Champagne pour nous,               caviar pour les autres.

Raïssi : Champagne pour nous, caviar pour les autres.

Quelle carrière ! En 1988, il a 29 ans, et déjà membre actif de la « Commission de la mort » qui a décidé et acté le massacre de milliers de prisonniers politiques en République Islamique d’Iran. Ils ont été pendus, puis enterrés dans une fosse commune à Khavaran, Téhéran.

Celui que l’on surnomme le « boucher de Téhéran », finira sa carrière président de la République Islamique, et restera dans les mémoires comme le fervent partisan de la police des mœurs.

Nous féministes universalistes et laïques nous sommes jointes aux rires, aux chants et aux danses qui ont accueilli sa mort ainsi que celle de ses complices lors du crash de son hélicoptère.

Bien sûr il eut mieux valu qu’ils soient eux et toutes leurs cliques traduites devant un tribunal pour l’horreur qu’ils font vivre à leur pays, au Proche-Orient et bien au-delà depuis 1979.

Mais lorsqu’un tyran sanguinaire tel Ebrahim Raïssi meurt, on se sent un peu plus légères.

Voilà pourquoi nous avons ri de bon cœur, à cette note d’humour juif ou iranien, et devenue virale sur les réseaux sociaux :

« Comment s’appelait le pilote ? Elie Kopter ».

En attendant l’effondrement de cette dictature… champagne !