Retour sur la conférence sur la résistance des femmes afghanes et du peuple iranien pour la liberté.

Retour sur la conférence sur la résistance des femmes afghanes et du peuple iranien pour la liberté.

Le 10 juin, nous étions à la mairie du 16ème arrondissement de Paris pour la projection du documentaire "Dans l'oeil de la liberté" et les témoignages sur la situation en Afghanistan et en Iran.

Fahimeh Robiolle, à l'initiative de cet événement, a rappelé la nécessité de faire l'écho des voix des sans voix, les femmes afghanes et le peuple iranien.

Pour Francis Szpiner, sénateur et conseiller de Paris, on ne peut pas dire à présent que l'on ne connaît pas la nature du régime iranien, ni celui de l'Afghanistan.

Cela fait 3 générations que les iraniens sont en prison, depuis 79, mais il y a un avant et un après 2022 avec la mort de Mahsa Amini.

Quant aux femmes afghanes, elles sont devenues invisibles. Elles sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux.

Le témoignage de Sima Jouyanda, qui a été la première femmes gouverneur en Afghanistan :

Pendant le 1er régime des talibans dans les années 90, elle a enseigné aux filles en cachette. Avec sa fille Rashmina, elle lutte contre la pauvreté, en particulier la très forte natalité, une des causes de la misère.

Elles ont manifesté avec Nastaran, son autre fille, au retour des talibans.

Lors de ces manifestations, Nastaran envoyait des messages hostiles au régime en langue des signes à l'adresse des média étrangers, afin de ne pas être arrêtée par les talibans.

Le traitement des femmes qui s'opposent aux diktats du régime est effroyable. Certaines femmes ont été décapitées.

Elles ne disent pas tout sur ce que subissent les femmes de ces manifestations par les talibans car ce serait trop difficile à entendre...

Elles sont à présent en exil. Rashmina et Nastaran étudient pour l'avenir, pour la France le pays d'accueil, et afin de continuer les combats.

Il faut garder espoir.

Des témoignages de jeunes iraniens blessés lors des manifestations contre le régime des mollahs se sont succédés.

En tant que mère, que jeune, qu'homme, qu'êtres humains,... ils luttent pour vivre librement leur vie.

Le documentaire " Dans l'oeil de la liberté " de Pantea Modiri raconte les blessures volontaires aux yeux qu'ils ont subies. Certains sont gravement blessés, d'autres sont aveugles d'un oeil, ou complétement.

Lors des manifestations, ce sont en effet les yeux qui sont volontairement visés par les basijis.

"Tant d'yeux ont été enlevés que cela est presque devenu normal...".

Le voile est le symbole de la contestation.

Parce qu'elles l'enlèvent, les jeunes femmes sont arrêtées et torturées.

Le documentaire relate les douleurs de ces jeunes mais aussi leurs espoirs.

Il s'agit d'exposer ces crimes au monde.

"Les basijis qui frappent les manifestants prétendent préserver l'honneur, mais quel honneur y a t-il à violer ou tuer une fille ?".

Tout le monde veut se débarrasser du régime.

Les jeunes épris de liberté, les opposants, mais aussi les minorités, kurdes et balouches, sont victimes des exactions du régime.

C'est un esprit de liberté qui se répand dans les rues.

Ils ont pris la vie de beaucoup d'entre eux mais pour un avenir meilleur.

Tous souhaitent le soutien inconditionnel de la France. La France est pour beaucoup d'entre eux symbole de liberté, et une source d'inspiration. Ils exhortent la France à aider les peuples à se libérer.

La démocratie et la laïcité sont fragiles. Ce qui se passe en Iran et en Afghanistan nous concerne tous.

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Tribune : La république n’a pas à porter le deuil d’un chef religieux !

Le gouvernement a décidé de mettre les drapeaux français en berne sur les bâtiments publics samedi 26 avril.

Une décision que critiquent, dans une tribune du magazine Marianne, plusieurs personnalités.

" Le gouvernement a décidé de mettre les drapeaux français en berne sur les bâtiments publics samedi 26 avril, jour des funérailles du pape François. Une décision que critiquent, dans une tribune, plusieurs personnalités, dont Carole Delga, Jérôme Guedj, Pierre Ouzoulias et Henri Peña-Ruiz, au nom de la laïcité.

En décidant de mettre les drapeaux en berne pour la mort du pape François, Emmanuel Macron engage la Nation dans un deuil qui n’a rien de républicain. Ce geste n’a rien d’automatique : la France ne l’a pas fait pour Benoît XVI, ni pour Jean-Paul Ier. Elle ne l’a accordé qu’à des figures dont le rayonnement dépassait tout cadre spirituel ou dogmatique – Nelson Mandela, la reine Elizabeth II, le roi Hussein de Jordanie.

Or le pape, quel qu’il soit, reste avant tout une autorité religieuse. François n’échappe pas à la règle. Chef d’un État dont la vocation première est religieuse, il est l’incarnation du dogme catholique. Si ses prises de position sur le climat ou les inégalités ont pu séduire au-delà de l’Église, elles ne font pas de lui une figure universelle dont les valeurs rejoignent celles de notre République.

Mettre les drapeaux en berne, c’est associer symboliquement l’ensemble de la République à cette peine. C’est demander à des millions de citoyens, croyants d’autres religions, agnostiques, athées ou indifférents, de porter un deuil qui n’est pas nécessairement le leur. C’est une confusion grave entre ce qui relève de l’intime et ce qui engage l’État, le peuple, la nation. Dans une République laïque, on ne pleure pas au nom de tous en fonction d’un culte.

Ce n’est pas la première fois que le président malmène la laïcité. On se souvient de son discours aux évêques de France, appelant à « réparer le lien abîmé » entre l’Église et l’État. De sa visite au Vatican, assumée comme une démarche « intime ». D’un déjeuner à l’Élysée avec bénédiction à la clé. Le report d’un projet de loi sur la fin de vie en raison de la venue de ce même pape. Plus récemment, il a allumé les bougies de Hanouka dans les salons de la République. À chaque fois, la même logique, la même confusion entre l’observance d’un principe fondamental de notre République qui impose à l’État la neutralité à l’égard des cultes et une laïcité édulcorée, envisagée comme sensible à tel ou tel culte selon les circonstances. Mais la laïcité n’est pas et ne doit pas être un principe à géométrie variable ! La laïcité n’est pas la coexistence des religions sous le regard bienveillant de l’État. Ce n’est pas un dialogue interreligieux orchestré depuis l’Élysée. Ce n’est pas l’État qui s’incline devant les dogmes. "

Nous, universalistes et laïques, sommes signataires de cette tribune.

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/drapeaux-en-berne-pour-le-pape-francois-non-la-republique-na-pas-a-porter-le-deuil-dun-chef-religieux?sfnsn=scwspwa

Pétition pour la constitutionnalisation des articles 1 et 2 de la Loi de 1905.

Pétition pour la constitutionnalisation des articles 1 et 2 de la Loi de 1905.

Appel pour la constitutionnalisation des articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905, dite  « Loi concernant la  séparation des Églises et de l’État ».

Nous, féministes, parce que nous considérons que la laïcité est un bouclier pour le droit des femmes, appelons à signer cette pétition.

Rejoignez cet appel qui sera remis aux parlementaires pour soutenir cette revendication. Signez ! Faites signer ! 

https://www.change.org/p/appel-pour-la-constitutionnalisation-des-articles-1-et-2-de-la-loi-du-9-décembre-1905?recruiter=1307888751&recruited_by_id=8700cee0-f34a-11ed-90c5-3f6158c4186b&utm_source=share_petition&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=e6ea6fc869b54fa8a0ef2818bb440205&utm_medium=mobileNativeShare

Pétition : Un autre féminisme est toujours possible

Pétition : Un autre féminisme est toujours possible

Signez la pétition de Tania de Montaigne pour rappeler qu'il existe toujours un féminisme universaliste et laïque !

Le texte de la pétition auquel nous souscrivons :

" Nous sommes des féministes de plusieurs générations. Certaines d’entre nous ont milité au MLF, pour le droit à l’avortement, la loi contre le viol, le droit de disposer de nos corps ou de ne pas porter le voile. D’autres, bien avant MeToo, ont dénoncé les prédateurs, se sont battues pour rallonger le délai de prescription des crimes sexuels ou ont obtenu que le consentement ne soit pas reconnu avant quinze ans.

Pour avoir osé se dire « féministes » quand ce n’était pas encore à la mode, certaines ont enduré les railleries, pris des coups, et, parfois, risqué leurs vies. Nous sommes fières d’être féministes, et, plus encore, de voir cette cause gagner les nouvelles générations. Mais nous voyons aussi ce combat être instrumentalisé, de façon caricaturale et sectaire. 

Au nom de l’indigénisme et d’une prétendue intersectionnalité, ou par pur esprit partisan, un féminisme totalitaire tend à s’imposer et à parler au nom de toutes. Nous voulons rappeler ici qu’il existe toujours cet autre féminisme de justice et d'égalité, laïque et universaliste. 

La laïcité protège l'égalité et donc la liberté des femmes. C’est pourquoi nous combattons tous les intégrismes, car tous révèlent, d’où qu’ils soient, la forme la plus pathologique du patriarcat. 

Nous refusons tous les relativismes culturels, postcoloniaux ou identitaires, qui prétendent soumettre le féminisme à d’autres priorités et nous interdire de dénoncer un agresseur s’il est « racisé ». Comme nous refusons ces idéologies qui, à l’inverse, ne s’inquiètent du violeur que si celui-ci est étranger ou perçu comme tel. 

Tout oppresseur doit être condamné : le taliban qui emmure vivantes les Afghanes, le Mollah ou le Pasdaran qui persécute les Iraniennes, le soldat russe qui viole des Ukrainiennes, le jihadiste du Hamas qui torture et massacre des Israéliennes et asservit les Palestiniennes, l’Américain qui criminalise le droit à l’avortement, le violeur bien de chez nous…

Nous condamnons toutes les atteintes sexistes et les violences sexuelles, sans les confondre et sans renoncer à la proportionnalité des peines.  Nous soutenons toutes les victimes sans pour cela renoncer à la présomption d’innocence et à l’examen des faits par la justice. Nous appelons à la doter de moyens pour qu’elle puisse être à la hauteur des drames qui lui sont exposés, les traiter avec écoute, ardeur, célérité et plus d’efficacité.  

De toutes leurs forces les femmes doivent favoriser la libération de la parole sans refuser l’État de droit ni renoncer au doute avant de décréter une condamnation publique sans appel. Le féminisme est un contre-pouvoir, pas un instrument d’oppression ".

Pour signer :

https://www.change.org/p/un-autre-feminisme-est-toujours-possible?fbclid=IwY2xjawJCcL9leHRuA2FlbQIxMQABHXA3qUoUlODTYr9UlcWon15Z8tkN7q2rGqUq8PwS5aTdtv2RX67Vku9SqA_aem_CwMDpGGP3d248GMgU29E6A&sfnsn=scwspwa

A la marche du dimanche 9 février : Pour un Iran libre démocratique et laïque

A la marche du dimanche 9 février : Pour un Iran libre démocratique et laïque

Non à la république islamique en Iran.

Le peuple iranien est dans sa grande majorité contre le régime des mollahs. Il aspire à un état démocratique, d'égalité entre les hommes et les femmes ainsi qu'envers les minorités. Face à cet état théocratique, c'est la laïcité qu'il réclame.

Le mouvement Femme Vie Liberté, initié par les jeunes filles à la suite de la mort de Mahsa Amini, ne faiblit pas. Rejoint par les hommes, il vise le régime islamo-mafieux basé sur l'apartheid de sexe.

C'est une révolution, et c'est par la disparition de cet apartheid que le régime tombera.

Nous, féministes universalistes et laïques, soutenons les Iraniennes dans leur combat pour la liberté. Nous soutenons toutes les femmes victimes de violences parce que femmes, partout dans le monde, et notamment les victimes des violences des islamistes, les Afghanes par les talibans, les Israéliennes violées par le Hamas….

Notre porte-parole, Arlette Zilberg a rappelé notre soutien immédiat aux jeunes iraniennes qui se sont soulevées contre le régime. De même elle a rappelé notre soutien aux Israéliennes violées, torturées par le Hamas dès le 7 octobre. Elle a noté que ce vendredi, les leaders du Hamas étaient reçus à Téhéran par Khamenei qui soutient des mouvements terroristes, ses proxis (Hamas, Hezbollah, FPLP, Houthis …).

Un Iran démocratique et laïque est essentiel pour la paix au Moyen-Orient.

Toutes les forces démocratiques et laïques doivent alors se rassembler pour soutenir le mouvement Femme Vie Liberté.