Le 2 mars, lors d'un match de la Coupe féminine d'Asie, en Australie, les joueuses de l’équipe nationale iranienne sont restées silencieuses pendant que retentissait l’hymne national.
Par ce geste héroïque elles ont marqué leur protestation contre un régime qui n’en finit pas de s’attaquer à son propre peuple. Le public australien ne s’y est pas trompé. Alors que l’équipe disputait son dernier match durant le week-end, une foule scandait "changement de régime pour l'Iran", "laissez-les partir" et "sauvez nos filles". Dans leur car, elles ont fait le signe « nous sommes en danger ». Les joueuses ont obtenu des autorités australiennes le droit d’asile, mais elles savent que leurs familles sont aussi menacées qu’elles rentrent ou non. Quelle que soit leur décision, elles auront écrit une nouvelle page de l’histoire du long combat des Iraniennes contre un régime qui s’est construit sur la haine des femmes c’est-à-dire, finalement sur la haine de l’humanité.
Dimanche 18 janvier nous avons participé à la Marche et au rassemblement au Trocadéro organisé par l'association Homa. C'était il y a 10 jours, et les massacres de masse/crimes contre l'humanité commis par la République Islamique d'Iran venaient de se produire. La diaspora iranienne naviguait entre angoisse, colère, larmes, révolte. Comme nous le faisons depuis l'assassinat de Mahsa Amini ( 16/09/2022) qui a marqué la constitution de notre collectif féministe, nous avions appelé à rejoindre cette Marche.
C'est donc avec quelques milliers de personnes souvent d'origine iranienne, que nous avons marché jusqu'à la place du Trocadéro pour exprimer notre solidarité et notre soutien à la révolution en Iran. Comme vous pouvez le voir sur les vidéos, de nombreux portraits de Reza Pahlavi (le fis du Shah d'Iran renversé par la révolution islamique en 1979) étaient brandis. Reconnaissons que beaucoup pensent qu'il est capable de mener la transition vers une société démocratique et laïque comme il le déclare régulièrement.
Même nos amis franco-iraniens issus de la gauche lui accordent crédit pour ce faire. Sur les photos et vidéos, vous pourrez aussi remarquer que le drapeau israélien brandi par quelques manifestants ne posait aucun problème. Rappelons que nombre d'Iraniens avaient participé aux rassemblements pour la libération des otages du Hamas. Rappelons aussi que c'est bien la République Islamique d'Iran qui déstabilise le Moyen Orient, via ses proxys ( Hamas, Hezbollah, Huthis ...) , nourrit et finance le terrorisme international, tente d'infiltrer nombre de pays occidentaux.
Au Trocadéro, sous un chapiteau dressé pour l'occasion, de nombreuses personnalités politiques, ou pas, ont pris la parole, dont JM Blanquer, Constance Le Grip, Francis Szpiner, Manuel Valls, Mitra Hejazipour, Yonathan Arfi .... et notre porte-parole Arlette Zilberg qui a rappelé que les jeunes Iraniennes qui ont initié le mouvement Femme Vie Liberté (2022) sont les petites-filles de celles qui le 8 mars 1979 ont défilé avec courage par dizaines de milliers à Téhéran et dans d'autres villes, contre l'imposition du voile par le nouveau régime islamique.
Intervention d'Arlette Zilberg, porte-parole de Les CitadElles
Nous n'oublions pas le Qatar, mais nous nous concentrons aujourd'hui sur le peuple iranien qui a besoin de soutiens, tant pour reprendre espoir, que pour faire pression ici à notre façon, pour qu'enfin le Corps des Gardiens de la Révolution soit classé sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne, ainsi que le demande le Parlement Européen à la Commission, et comme le demande notre Assemblée Nationale.
Ajoutons pour finir, que si une intervention extérieure pouvait faire tomber ce régime, nous ne verserons pas de larmes. Nous avons confiance en le peuple iranien pour qu'alors, il trouve sa voie vers la démocratie. Et nous irons danser ensemble à Téhéran !
Depuis l'assassinat de Mahsa Amini il y a 3 ans 1/2, pour un voile mal ajusté, , nous marchons régulièrement à l'appel de l'association Homa, pour la liberté des femmes en Iran. Aujourd'hui, il s'agit de marcher à leur côté pour la démocratie, la laïcité, en soutien au peuple iranien.
D'aucuns nous accusent d'être monarchistes et d'extrême droite, de soutenir Reza Pahlavi !
Ni monarchistes, ni d'extrême droite !
Selon nos informations, Reza Pahlavi dont le portrait est brandi dans les manifestations en République Islamique d'Iran, et ici en France, a déclaré à plusieurs reprises qu'il prenait ses responsabilités pour assurer une transition vers la démocratie et la laïcité. N'en déplaise aux "commentateurs de salon".
Ce n'est pas à nous de décider de qui sera le mieux à même de conduire la transition vers la démocratie et vers des élections libres.
Depuis le soulèvement Femme Vie Liberté, nous participons aux événements organisés par l'association franco-iranienne Homa, nous dénonçons le régime politico-religieux-mafieux de la République Islamique d'Iran qui a établi en 1979 un régime d'apartheid sexuel, et exporté le terrorisme islamiste jusqu'en France.
Depuis quelques jours, à la vue des images montrant l'horreur de la répression, de beaux esprits que l'on n'avait jamais entendu soutenir cette révolution existentielle se réveillent. Mieux vaut tard que jamais. Mais nous, Les CitadElles continuons à manifester à l'appel de Homa qui depuis 3ans1/2 n'a pas démérité.
Nous appelons à rejoindre la Marche du dimanche 18 janvier en soutien au peuple iranien.
RV 14h place Victor Hugo.
Nous appelons à rejoindre la Marche du dimanche 18 janvier en soutien au peuple iranien.
Les frappes israéliennes ciblant les infrastructures nucléaires du régime des mollahs, ne doivent pas être vues uniquement comme des attaques préventives contre un régime qui a juré de rayer Israël de la carte. Elles peuvent aussi avoir un impact sur la société civile iranienne, où les femmes paient depuis plus de quarante ans le prix d’une oppression systématique, imposée par une théocratie ultrapatriarcale qui s'appuie sur la peur, la surveillance par la police des moeurs.
Depuis la révolution islamique de 1979, le régime des mollahs a construit un appareil d’État fondé sur un apartheid sexuel et le contrôle des corps des femmes: inégalité des droits, port obligatoire du hidjab, restrictions à la liberté de mouvement et de travail, arrestations, tortures, viols en prison, assassinats de militantes et de jeunes femmes comme Mahsa Amini, étudiante assassinée par la police il y a trois ans …
Les frappes israéliennes seules ne libéreront pas l’Iran des mollahs (seuls les Iraniennes et les Iraniens peuvent le faire) mais elles ébranlent cet Etat fasciste.
Pour les Iraniennes qui, de plus en plus nombreuses, retirent leur voile au risque de la prison ou de la mort, chaque coup porté au pouvoir des mollahs est une lueur d’espoir d'avoir un jour un pouvoir démocratique respectueux des droits des femmes.
Nous ne nous réjouissons pas de la guerre, qui fera sans doute des morts de civils. Mais nous, féministes universalistes, nous réjouissons de voir vaciller cet Etat misogyne et théocratique. Car la laïcité, l’émancipation, la liberté ne sont pas des luxes réservés aux occidentales : ce sont des droits universels, pour lesquels les femmes iraniennes se battent au quotidien.
C’est pourquoi, une fois de plus, nous réaffirmons notre solidarité totale avec toutes les Iraniennes qui résistent, et nous partageons leurs espoirs de libération.
Il y a trois ans, avec nos amies iraniennes à Paris, nous nous étions promis d’aller un jour danser ensemble à Téhéran libérée des mollahs, et à Jérusalem. Puisse ce moment vite se rapprocher !
A l'initiative de Fahimeh Robiolle, scientifique et enseignante iranienne, militante des droits des femmes afghanes et iraniennes, projection du documentaire "DANS L'OEIL DE LA LIBERTE" de Pantea Modiri le 6 juin à 20h au cinéma Majestic dans le 16ème arrondissement de Paris, puis le 10 juin à la Mairie du 16ème où il sera suivi d'une conférence.
Illustration @shabillustre
Vendredi 6 juin à 20h
Projection du film documentaire en présence de la productrice, et de certaines victimes apparaissant dans le film.
Cinéma Majestic 18 rue de Passy 75016 Paris
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.
Mardi 10 juin à 17h30
Projection du film et conférence sur la résistance des femmes afghanes et du peuple iranien pour la liberté.
Mairie du 16ème arrondissement de Paris 71 rue Henri Martin
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