Dimanche 18 janvier nous avons participé à la Marche et au rassemblement au Trocadéro organisé par l'association Homa. C'était il y a 10 jours, et les massacres de masse/crimes contre l'humanité commis par la République Islamique d'Iran venaient de se produire. La diaspora iranienne naviguait entre angoisse, colère, larmes, révolte. Comme nous le faisons depuis l'assassinat de Mahsa Amini ( 16/09/2022) qui a marqué la constitution de notre collectif féministe, nous avions appelé à rejoindre cette Marche.
C'est donc avec quelques milliers de personnes souvent d'origine iranienne, que nous avons marché jusqu'à la place du Trocadéro pour exprimer notre solidarité et notre soutien à la révolution en Iran. Comme vous pouvez le voir sur les vidéos, de nombreux portraits de Reza Pahlavi (le fis du Shah d'Iran renversé par la révolution islamique en 1979) étaient brandis. Reconnaissons que beaucoup pensent qu'il est capable de mener la transition vers une société démocratique et laïque comme il le déclare régulièrement.
Même nos amis franco-iraniens issus de la gauche lui accordent crédit pour ce faire. Sur les photos et vidéos, vous pourrez aussi remarquer que le drapeau israélien brandi par quelques manifestants ne posait aucun problème. Rappelons que nombre d'Iraniens avaient participé aux rassemblements pour la libération des otages du Hamas. Rappelons aussi que c'est bien la République Islamique d'Iran qui déstabilise le Moyen Orient, via ses proxys ( Hamas, Hezbollah, Huthis ...) , nourrit et finance le terrorisme international, tente d'infiltrer nombre de pays occidentaux.
Au Trocadéro, sous un chapiteau dressé pour l'occasion, de nombreuses personnalités politiques, ou pas, ont pris la parole, dont JM Blanquer, Constance Le Grip, Francis Szpiner, Manuel Valls, Mitra Hejazipour, Yonathan Arfi .... et notre porte-parole Arlette Zilberg qui a rappelé que les jeunes Iraniennes qui ont initié le mouvement Femme Vie Liberté (2022) sont les petites-filles de celles qui le 8 mars 1979 ont défilé avec courage par dizaines de milliers à Téhéran et dans d'autres villes, contre l'imposition du voile par le nouveau régime islamique.
Intervention d'Arlette Zilberg, porte-parole de Les CitadElles
Nous n'oublions pas le Qatar, mais nous nous concentrons aujourd'hui sur le peuple iranien qui a besoin de soutiens, tant pour reprendre espoir, que pour faire pression ici à notre façon, pour qu'enfin le Corps des Gardiens de la Révolution soit classé sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne, ainsi que le demande le Parlement Européen à la Commission, et comme le demande notre Assemblée Nationale.
Ajoutons pour finir, que si une intervention extérieure pouvait faire tomber ce régime, nous ne verserons pas de larmes. Nous avons confiance en le peuple iranien pour qu'alors, il trouve sa voie vers la démocratie. Et nous irons danser ensemble à Téhéran !
Ce dimanche, environ 400 personnes se sont rassemblées à l'appel de l'association franco-iranienne Femme Azadi (dont Mona Jafarian est co-fondatrice), place du Trocadéro à Paris. L'association Homa était présente également.
On a noté la présence de Jérémy Redler maire du 16ème arrondissement, du sénateur Francis Szpiner, de la députée Caroline Yadan.
Le président du CRIF Yonathan Arfi, et la présidente de la WIZO France Nathalie Beizermann étaient là également. Il faut dire que Femme Azadi et Homa avaient participé aux rassemblements pour la libération des otages du Hamas depuis le 7 octobre 2023.
Pour qui tente de suivre la révolution en République Islamique d'Iran depuis l'assassinat en 2022 de Mahsa Amini pour un voile mal ajusté, il est difficile de comprendre les différentes options politiques offertes par les oppositions au régime des mollahs. Pour nous, qui nous sommes constituées en collectif féministe laïque et universaliste suite à l'absence des associations féministes mainstream pour soutenir la révolution Femme Vie Liberté, il est parfois difficile de décrypter les positions dans la diaspora iranienne. Mais les liens que nous avons créés depuis 4 ans sont précieux pour notre compréhension.
Et si nous n'avons pas oublié la répression de la police politique sous le régime du Shah d'Iran Mohammad Reza Pahlavi, il est clair que l'avènement de la République Islamique d'Iran avec l'ayatollah Khomeiny a établi un régime d'apartheid sexuel et une dictature théocratique dont l'un des piliers, Les Gardiens de la Révolution, fait régner la terreur depuis 1979. Une dictature qui, en finançant les mouvements terroristes au Moyen Orient (Hezbollah, Hamas, Djihad Islamique, Houthis), a déstabilisé la région et bien au-delà. Jusqu'en France.
Féministes, nous marchons depuis 4 ans aux côtés d'associations franco-iraniennes (Homa, Femme Azadi) pour soutenir le mouvement Femme Vie Liberté et la révolution en marche.
Depuis une semaine, la contestation politique contre le régime a repris.
Ce n'est pas à nous qu'il appartient de dire quel sera l'avenir politique de l'Iran quand ce régime tombera, ( République, monarchie constitutionnelle…) ni qui est en capacité d'être en responsabilité de la transition vers la démocratie. Le peuple iranien ne manque pas de ressources intellectuelles et politiques.
Femme Azadi soutient le prince Pahlavi exilé aux USA, qui a fait de nombreuses déclarations assurant qu'il est pour une démocratie laïque, et prêt à prendre ses responsabilités pour la transition en attendant la tenue d'élections.
Nombre de nos amis qui pourtant avaient fuit l'Iran du Shah, nous disent lui accorder du crédit et ont rejoint le rassemblement au Trocadéro. D'autres ne lui font pas confiance.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas à nous de choisir qui devra gouverner l'Iran lorsque ce régime tombera.
Dès que nous avons pris connaissance des événements du 7 octobre 2023, jour où les terroristes islamistes du Hamas ont commis un pogrom à visée génocidaire en Israël, sur les lieux du Festival Nova de la jeunesse pour la paix, sur les kibboutz Nir Oz et Beeri connus pour se positionner pour la paix avec les palestiniens, nous nous sommes rapprochées des associations juives.
Rétablir la vérité des faits, demander la libération inconditionnelle des otages, lutter contre l'antisémitisme.
7 octobre : 1200 victimes, dont 49 français, et 251 otages.
Humanistes, il nous est impossible d'oublier les petits Kvir et Ariel Bibas, otages strangulés à mains nus quelques mois plus tard.
Féministes, universalistes, nous avons immédiatement dénoncé les viols et crimes sexuels auxquels les femmes et aussi des hommes, ont dû faire face ce 7 octobre, et après.
Familles brûlées vives, viols collectifs publics, mutilations sexuelles, exhibition de corps dénudés d'otages dans les rues de Gaza etc..
Tous ces crimes ont été documentés par les terroristes eux-mêmes, qui ont filmé et mis en ligne leurs exactions sur les réseaux sociaux .
Nous sommes intervenues pour dire haut et fort aux organisations féministes "mainstream" : un viol est un viol.
Nous avons participé aux rassemblements Les Mères de l'Espoir, organisés chaque vendredi, place du Trocadéro par la WIZO France et le CRIF (Conseil Représentatif des Juifs de France).
Le 25 novembre 2023, journée internationale contre les violences faites aux femmes, nous étions avec le cortège des femmes Juives de Nous Vivrons pour dénoncer les viols armes des terroristes du Hamas. Notre cortège a été empêché de manifester par les "féministes" identitaires aidées d'hommes en noir, masqués, certains portant keffiehs.
Les 8 mars suivants le cortège des Juives dénonçant les viols du Hamas fut encore ostracisé aux cris de "sionistes, c'est vous les terroristes", et... empêché de manifester : #metoo, sauf si t'es juive !
Notre porte-parole a participé à des conférences-débats, avec Céline Bardet, présidente de WWoW ( We are not Weapons of War - Nous ne sommes pas des armes de guerre ) juriste internationale qui a enquêté en Israël, Galina Elbaz, avocate et vice-présidente de la LICRA ( Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme), Iris Frakhondeh enseignante-chercheuse, Rachida Hamdam présidente de l'association Les Résilientes, Isabelle Lonvis-Rome ( magistrate, ancienne ministre).
Nous étions présentes à la Marche du 5 octobre 2025
Encore aujourd'hui, alors qu'une partie de la gauche et du mouvement féministe tente de justifier ou d'effacer les crimes du 7 octobre, nous ne cessons de répéter : Hamas terroristes, violeurs ! Subordonner la cause des femmes à une autre cause, ici la cause palestinienne faux-nez du Hamas, c'est la faire reculer et la dévoyer.
Aujourd'hui 13 octobre 2025, plus de 2 ans après le pogrom, les 20 otages encore vivants du Hamas ont enfin été libérés. Reste les otages décédés dont les corps, exceptés quatre, n'ont pas été restitués.
C'est donc le président Trump qui aura réussi cet exploit : faire libérer les otages vivants. Bravo !
Nous espérons que les corps des otages décédés seront bientôt rapatriés en Israël, pour que continue le cessez-le-feu, et que cessent la guerre et les massacres à Gaza.
L'autre exploit, espérons-le, sera d'établir une paix durable dans la région, avec cette condition sine qua non : le désarmement du Hamas, qui ne l'oublions pas, comme le Hezbollah au Liban, est un proxy de la République Islamique d'Iran. Rappelons que cette dernière a refusé de venir à la table de négociations à Charm el-Cheikh ( Egypte ). Signalons aussi que nos associations amies franco-iraniennes, Homa et Femme Azadi, ont participé aux manifestations de soutien aux otages du Hamas.
Nous nous joignons à la joie des familles d'otages, et du peuple israélien qui célèbre leur retour.
Ce 13 octobre, nous avons pleuré de joie, d'émotion.
Nous serons présentes au dernier rassemblement des Mères de l'Espoir vendredi 17 octobre 12h15 au Trocadéro.
Samedi 21 juin nous étions présentes à la Marche organisée par nos amis de l'association Homa et soutenue par Femmes Azadi. Pour rappel, le drapeau avec le lion et le soleil, n'est pas celui de la République Islamique d'Iran, mais celui des opposants qui ont adopté celui de la Perse pré-islamique.
Arlette Zilberg, notre porte-parole s'est exprimée au nom des CitadElles et au nom d'Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes :
"Et un jour, nous irons danser ensemble à Téhéran et à Jérusalem. Ensemble."
En une semaine la situation a beaucoup évolué...
Nous continuerons à marcher avec nos amis de l'association Homa soutenue par Femmes Azadi jusqu'à la chute du régime.
Nous continuerons à soutenir la révolution initiée par les Iraniennes. #FemmeVieLiberte
RV dimanche 29 juin, 17h Place Victor Hugo, 75016, métro Victor Hugo
La révolution en République Islamique d'Iran n'est pas finie. Elle continue sous différentes formes, montrant la capacité créative de ce peuple. Et malgré les nombreuses condamnations à mort … par pendaison. Les Iraniennes continuent à se battre contre le port du voile et du hidjab. Les femmes déambulent cheveux au vent. Les jeunes filles se filment en train de danser, chanter, et postent leurs vidéos sur les réseaux sociaux. Des mouvements de grève témoignent de l'impopularité dans toute la société iranienne du régime islamo-politico- mafieux de ce régime barbare qui a instauré en 1979 un régime d'apartheid de sexe. Le tremblement géopolitique provoqué le 7 octobre 2023 par le pogrom des terroristes du Hamas a grandement affaibli les proxis du régime et leurs alliés.
Le 30 janvier, le Parlement français a enfin condamné la République islamique d'Iran et le corps des Gardiens de la Révolution.
Nous appelons à soutenir et participer à la Marche du 9 février, organisée par l'association Homa que nous connaissons bien.
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