Dès que nous avons pris connaissance des événements du 7 octobre 2023, jour où les terroristes islamistes du Hamas ont commis un pogrom à visée génocidaire en Israël, sur les lieux du Festival Nova de la jeunesse pour la paix, sur les kibboutz Nir Oz et Beeri connus pour se positionner pour la paix avec les palestiniens, nous nous sommes rapprochées des associations juives.
Rétablir la vérité des faits, demander la libération inconditionnelle des otages, lutter contre l'antisémitisme.
7 octobre : 1200 victimes, dont 49 français, et 251 otages.
Humanistes, il nous est impossible d'oublier les petits Kvir et Ariel Bibas, otages strangulés à mains nus quelques mois plus tard.
Féministes, universalistes, nous avons immédiatement dénoncé les viols et crimes sexuels auxquels les femmes et aussi des hommes, ont dû faire face ce 7 octobre, et après.
Familles brûlées vives, viols collectifs publics, mutilations sexuelles, exhibition de corps dénudés d'otages dans les rues de Gaza etc..
Tous ces crimes ont été documentés par les terroristes eux-mêmes, qui ont filmé et mis en ligne leurs exactions sur les réseaux sociaux .
Nous sommes intervenues pour dire haut et fort aux organisations féministes "mainstream" : un viol est un viol.
Nous avons participé aux rassemblements Les Mères de l'Espoir, organisés chaque vendredi, place du Trocadéro par la WIZO France et le CRIF (Conseil Représentatif des Juifs de France).
Le 25 novembre 2023, journée internationale contre les violences faites aux femmes, nous étions avec le cortège des femmes Juives de Nous Vivrons pour dénoncer les viols armes des terroristes du Hamas. Notre cortège a été empêché de manifester par les "féministes" identitaires aidées d'hommes en noir, masqués, certains portant keffiehs.
Les 8 mars suivants le cortège des Juives dénonçant les viols du Hamas fut encore ostracisé aux cris de "sionistes, c'est vous les terroristes", et... empêché de manifester : #metoo, sauf si t'es juive !
Notre porte-parole a participé à des conférences-débats, avec Céline Bardet, présidente de WWoW ( We are not Weapons of War - Nous ne sommes pas des armes de guerre ) juriste internationale qui a enquêté en Israël, Galina Elbaz, avocate et vice-présidente de la LICRA ( Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme), Iris Frakhondeh enseignante-chercheuse, Rachida Hamdam présidente de l'association Les Résilientes, Isabelle Lonvis-Rome ( magistrate, ancienne ministre).
Nous étions présentes à la Marche du 5 octobre 2025
Encore aujourd'hui, alors qu'une partie de la gauche et du mouvement féministe tente de justifier ou d'effacer les crimes du 7 octobre, nous ne cessons de répéter : Hamas terroristes, violeurs ! Subordonner la cause des femmes à une autre cause, ici la cause palestinienne faux-nez du Hamas, c'est la faire reculer et la dévoyer.
Aujourd'hui 13 octobre 2025, plus de 2 ans après le pogrom, les 20 otages encore vivants du Hamas ont enfin été libérés. Reste les otages décédés dont les corps, exceptés quatre, n'ont pas été restitués.
C'est donc le président Trump qui aura réussi cet exploit : faire libérer les otages vivants. Bravo !
Nous espérons que les corps des otages décédés seront bientôt rapatriés en Israël, pour que continue le cessez-le-feu, et que cessent la guerre et les massacres à Gaza.
L'autre exploit, espérons-le, sera d'établir une paix durable dans la région, avec cette condition sine qua non : le désarmement du Hamas, qui ne l'oublions pas, comme le Hezbollah au Liban, est un proxy de la République Islamique d'Iran. Rappelons que cette dernière a refusé de venir à la table de négociations à Charm el-Cheikh ( Egypte ). Signalons aussi que nos associations amies franco-iraniennes, Homa et Femme Azadi, ont participé aux manifestations de soutien aux otages du Hamas.
Nous nous joignons à la joie des familles d'otages, et du peuple israélien qui célèbre leur retour.
Ce 13 octobre, nous avons pleuré de joie, d'émotion.
Nous serons présentes au dernier rassemblement des Mères de l'Espoir vendredi 17 octobre 12h15 au Trocadéro.
Sorti en 2021, ce livre autobiographique de "l'homme qui répare les femmes" est un plaidoyer contre le fléau du viol comme arme de guerre en RDC, malheureusement toujours d'actualité dans ce pays et d'autres dans le monde.
« Je défends les femmes parce qu’elles sont mes égales, parce que les droits des femmes sont les droits humains, et que je constate avec rage ces violences qui leur sont infligées».
C’est la réponse que donne Denis Mukwege face à la perplexité suscitée par sa sensibilité en tant qu’homme aux droits des femmes et à leur condition.
Gynécologue, il a créé un hôpital spécialisé dans le soin des blessures causées par viol à Panzi, près de Bukavu, en République Démocratique du Congo.
La création de cet hôpital en 1998 est motivée au départ par la condition des femmes enceintes dans son pays, dont il a évalué la crise sanitaire lors de ses fonctions dans un précédent hôpital. Souvent seules, sans soins, délaissées par leur mari, leur famille, et le gouvernement, elles meurent en couches sans que cela ne suscite un intérêt particulier. La cause de cet abandon est due à leur statut social infériorisé, dans un système très patriarcal.
Quand la guerre a commencé au Congo avec les milices du Rwanda, il a vu arriver des femmes, mais aussi des enfants, avec des blessures épouvantables dues au viol. Mutilées, traumatisées, elles sont le plus souvent bannies de leur communauté pour avoir été violées.
Dans ce contexte des conflits en RDC, Denis Mukwege caractérise ces viols. Il ne s’agit pas d’un écart, de la violence de certains soldats pervers. Par leur nombre, leur caractère systématique et les mutilations qui les accompagnent, ces viols sont planifiés. Il s’agit de viols comme armes de guerre.
Petit à petit, il met en place un accompagnement à la fois physique et psychologique. Cet accompagnement évolue au fur et à mesure des rencontres avec les femmes, en évaluant les besoins de prise en charge.
Les mots sont importants : Quand les femmes arrivent à l’hôpital, ce sont des Patientes, qui nécessitent des soins physiologiques. Mais elles doivent prendre conscience qu’elles sont des Victimes et donc sortir de la culpabilité, avec comme objectif d’être des Survivantes, c’est-à-dire de surmonter dans la mesure du possible cette épreuve.
Ainsi c’est une approche globale de l’accompagnement, à la fois psychologique, juridique, socio-économique, de ces femmes qui s'est mise en place.
Le livre est le récit de son combat pour les femmes dont il souligne le courage. Courage quand elles donnent la vie dans l’indifférence générale, courage dans la résilience face aux horreurs subies par les sévices sexuels. C’est un combat universel contre le viol comme « fléau de toutes les sociétés ».
Cet homme exceptionnel imagine un avenir "où les agressions sexuelles seront vues comme les méfaits d'une époque certes brutale mais révolue".
Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes », a reçu le Prix Sakharov en 2014 et le prix Nobel de la paix en 2018.
Le colloque de la LICRA s'est déroulé le 6 décembre 2024 à l'Hôtel de Lassay, sous le haut patronage de Madame Yaël Braun-Pivet, Présidente de l'Assemblée nationale. Arlette Zilberg a participé à la 1ère table ronde intitulée "La démocratie en danger". Voici son intervention sur le thème : Femmes, premières sacrifiées, mais combattantes.
Un bon indicateur pour mesurer l’état de la démocratie dans un pays est sans nul doute, le degré de liberté des femmes. Encore faut-il s’entendre sur le sens donné à l’expression « liberté des femmes ». Il y a tant de mots tordus aujourd’hui ! Mais puisque nous sommes entre nous, je retiendrai 2 critères essentiels avec lesquels je pense vous serez d’accord : égalité des droits entre les femmes et les hommes, et émancipation. Et si l’on croise ces données avec l’influence du religieux sur le politique, force est de constater que les femmes sont sinon les premières sacrifiées, mais les premières impactées, dans leur chair. Sont-elles pour autant des combattantes pour la démocratie ?
Pour illustrer mon propos, je voudrais d’abord vous faire partager mes quelques réflexions sur ce qu’il en a été des droits des femmes sous l’Allemagne nazie. Si nous avons en tête uniquement le fait que les femmes ont été renvoyées au foyer, nous faisons fausse route. Je ne citerai que 2 exemples :
Le premier est le documentaire d’Andres VEIEL sorti en France le 27 novembre dernier : Leni RIEFENSTHAL, la lumière et les ombres. Cette actrice et cinéaste phare du IIIème Reich proche de Goebbels et d’Hitler, a réalisé des films de propagande nazie. Quand on sait le rôle de la propagande dans la machine national-socialiste, il est difficile de déresponsabiliser cette dame. Et pourtant, elle sera acquittée et blanchie de toute responsabilité, « non concernée » par la loi de dénazification.
Toujours en référence au IIIème Reich, je souhaite mettre en lumière la republication en octobre 2023, du livre de Rita THALMANN, et préfacé par Liliane KANDEL, Etre Femme Sous le IIIème Reich.
Il nous éclaire sur le rôle des femmes dans le régime nazi. Car si les femmes ont eu à subir des mesures liberticides, elles ne furent pas toujours du bon côté de l’histoire, comme on dit ! Même reléguées dans leurs foyers, elles ont majoritairement participé activement au soutien du régime, et ce, à partir de leur position sociale de femmes. Et pourtant, des restrictions de droits, notamment concernant le travail, le divorce, leur autonomie, il y en eut. Le summum fut atteint par la mise en place des « Lebensborn », ces maisons qui accueillaient les épouses, fiancées ou amies enceintes de SS. Des centres, la plupart gérés par des femmes, et qui oscillaient entre pouponnières et bordels. L’obsession nataliste du régime et sa politique démographique auront bien évidemment pour conséquence immédiate l’interdiction de l’avortement.
Pour en revenir directement à notre sujet, femmes premières sacrifiées, mais combattantes, nous devons aussi nous pencher sur l’influence du religieux sur le politique.
Combattantes, les Espagnoles le furent en 2014, lorsque le gouvernement du Parti Populaire, sous influence de l’église catholique a voulu modifier la loi qui autorisait le droit à l’IVG. Un combat remarquable qui eut pour conséquence la démission du premier ministre, et à terme la défaite du Parti Populaire aux élections suivantes.
En revanche, aux Etats Unis, force est de constater que le combat pour les droits des femmes, et notamment pour le droit à l’avortement, n’a pas pesé suffisamment lourd face au poids du Tea Party, et au poids de plus en plus prégnant des Eglises Catholique et Evangéliquequi défendent une vision traditionnelle de la famille, et diabolisent l’avortement et l’homosexualité. Or, face au virilisme décomplexé de TRUMP, le mouvement féministe étasunien parasité et affaibli depuis des années par des débats autour de l’intersectionnalité, n’a pas su offrir de perspectives féministes crédibles. A force de hiérarchiser les combats, de mettre en concurrence différentes identités, à force de subordonner les droits des femmes à d’autres combats qui n’ont rien de féministes, les combats féministes sont devenus illisibles, que ce soit sur la question du corps des femmes que sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Avec la victoire de Trump, il est hélas fort à parier que l’accès des femmes à l’avortement ne soit encore plus compromis qu’aujourd’hui.
Il en va de même pour l’Argentine : alors que nos féministes combattantes avaient gagné le droit à l’avortement en 2021, la présidence de Javier MILEI soutenu et entouré par les évangéliques, voit déjà l’impossibilité pour les femmes d’avorter, faute d’accès à ce qu’on appelle la pilule du lendemain, ou d’hôpitaux en capacité de pratiquer les IVG. Quand le religieux revient en force, on assiste à un recul des droits des femmes. Or, si l’on veut bien considérer que les droits des femmes sont des droits humains, lorsqu’ils régressent, c’est la démocratie qui est en danger.
Le fait d’avoir inscrit la liberté d’avortement dans la Constitution française devrait nous protéger d’une éventuelle régression sur cette question.
Et comme il en faut pour tout le monde, je vais dire quelques mots sur ce que l’on appelle le monde musulman.
L’un des signes le plus visible du poids de la religion dans l’espace publique est bien le voilement des femmes, voire des fillettes. Ça commence toujours comme ça :
Vivant dans le 20ème ardt de Paris, où vit une population d’origine sub-saharienne, j’ai constaté que les femmes et les fillettes d’origine malienne et même sénégalaise portent hidjab et abaya, dans l’espace publique, ces vêtements qui recouvrent le corps des femmes. Même des femmes nées et scolarisées en France. Alors que leurs grand-mères portaient des boubous avec décolletés il y a 30 ans. Il serait intéressant de recouper le port de cette tenue et l’avancée des islamistes dans les pays d’origine.
Les islamistes au pouvoir ont toujours porté atteinte au corps des femmes pour le contrôler. Pire, certains régimes ont même établi un apartheid de sexe, avec des lois humiliantes et discriminatoires envers les fillettes, les filles et les femmes, c’est-à-dire envers le sexe féminin. Les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes. Je ne vais pas empiéter sur le propos de notre amie Chahla CHAFIQ qui interviendra lors de la prochaine table-ronde. Mais je vais tout de même rappeler que si les femmes ont été les premières touchées dans leurs libertés lors de l’avènement de la République Islamique d’Iran, elles ont été parmi les premières combattantes du régime, à travers la manifestation du 8 mars 1979 lorsque des dizaines de milliers de femmes sont descendues dans la rue pour protester contre l'imposition du voile obligatoire. La République Islamique d’Iran a mis en place un régime d’apartheid de sexe, où dès le plus jeune âge, garçons et filles sont séparés sur la base de leur sexe biologique et ont des droits différents. Je préfère parler d’apartheid de sexe, plutôt que d’apartheid de genre. Et ce, d’autant plus qu’aujourd’hui, le genre signifie chez les néo-féministes, la façon dont un individu veut être reconnu et nommé.
Autre pays où les femmes ont été les premières sacrifiées, l’Afghanistan où le régime islamiste des Talibans retire chaque jour des droits aux femmes, droit d’étudier, droit de chanter, droit de parler en public. Et cela en s’appuyant sur le Coran. Là aussi les premières mesures ont été de s’attaquer au corps des femmes en les recouvrant d’une bache, en les bachant. On est même au-delà de l’apartheid de sexe. Il faudrait inventer un nouveau mot qu’apartheid, car ce que les Afghanes vivent est au-delà de ce que les Noirs vivaient en Afrique du Sud sous le régime de l’apartheid. Elles n’ont plus aucun droit, même si chaque jour, nous apprenons qu’un autre droit leur est enlevé ! Or depuis déjà un certain temps, des images nous parviennent de femmes afghanes manifestant contre cette condition inhumaine. Le courage de ces combattantes nous oblige. Car elles ont 2 ennemis : les talibans, mais aussi Daesh !
Et il me faut aussi dire 2 mots de Daesh ces terroristes islamistes qui n’ont pas dit leur dernier mot sur la scène internationale.
Rappelons-nous du film Sœurs d’Armes, de Caroline FOUREST, sorti en 2019. Une fiction mais qui s’appuie sur la réalité et met en scène des combattantes kurdes, des femmes yézidis. La réalité, ce sont aussi les hommes de Daesh qui ont kidnappé des femmes yézidis, violé, les ont réduites à l’esclavage sexuelle et revendues sur des marchés. Selon les déclarations du Père DESBOIS hier sur radio RCJ, il reste encore 2600 esclaves sexuelles yézidis.
La réalité, c’est que toutes les exactions des islamistes contre les mécréants sont adossées à la religion. Le viol, l’esclavage sexuel, la mise enceinte, les mutilations, voire les pires exactions et tortures.
Alors comment expliquer que de jeunes femmes, ayant grandi en France puissent partir rejoindre Daesch ?
J’ai hâte d’aller voir le film Rabia, de la réalisatrice allemande Mareike ENGELHARDT et qui est sorti en France avant-hier…Pour ce faire la réalisatrice a enquêté pendant 8 ans, auprès de jeunes filles revenues de Syrie. Ce film nous montre la réalité de ces maisons, les madafas, où sont accueillies les jeunes femmes venues du monde entier pour rejoindre Daesch. Elles y sont enfermées, destinées à devenir des épouses de djihadistes. En écoutant sur internet les propos des actrices Meghan NORTHAM et Lubna AZABAL, je n’ai pu m’empêcher de faire le rapprochement entre les Lebbensborn du IIIème Reich, et ces maisons qui elles aussi étaient finalement des lieux qui servaient à la fois de pouponnières mais aussi de bordel pour les combattants de Daesh. Fonction reproductrice mais aussi objet sexuel.
Bien sûr, il n’est pas question de comparer TRUMP et KHAMENEI : il est bien plus facile pour une femme de vivre aux USA qu’en République Islamique d’Iran. Pour autant, le danger est réel de voir le religieux interférer dans le politique dans cette période de grande confusion et d’instabilité.
Alors les femmes premières sacrifiées ? Le plus souvent. Combattantes ? pas toujours, ni pas toujours du bon côté de l’histoire. Notons qu'il aura fallu des années à la justice française pour comprendre que les jeunes djihadistes françaises étaient partie à Raqaa parce qu’elles adhéraient à l’idéologie de Daesh. Elles ont longtemps été déresponsabilisées parce que femmes. Un peu comme le fut Leni RIEFENSTAHL.
Le féminisme selon Léonora Miano est affaire d’occidentales et il ne peut apporter de réponses que pour « les femmes d’un lieu précis aux questions qui se posaient à elles » ce lieu étant l’occident capitaliste et dominateur.
Victimaire, il ne correspond pas à la situation des femmes de l’Afrique subsaharienne car celles-ci ont des expériences et des mémoires différentes. A l’inverse des occidentales cherchant à acquérir des droits qu’elles n’avaient pas auparavant, les subsahariennes ont un riche passé de femmes de pouvoir.
Impérialiste, en reproduisant le schéma capitaliste, le féminisme contribuerait plutôt à faire des femmes des dominatrices comme les hommes.
De ce fait, les femmes subsahariennes puisent d’abord dans leurs ressources propres plutôt qu’à s’attacher à conquérir des espaces déjà sous domination masculine.
L’autre langue des femmes est cette conscience de soi qui se pense hors de toute comparaison, masculine et occidentale.
Ce sont alors des mythes et récits que nous découvrons avec l’auteure dans une première partie. Elle décrit des figures féminines des différents territoires subsahariens depuis l’antiquité : Femmes de pouvoir, certaines sont des guerrières, parfois cruelles, d’autres bâtisseuses.
Dans la 2ème partie, elle évoque les sociétés féminines traditionnelles des milieux populaires. Dans le cadre de pratiques sociales ou de luttes, elles ont utilisé la force du collectif pour faire face à l’hégémonie masculine ou durant la période coloniale.
On peut soulever dans ce livre récit certaines contradictions. Ainsi, les figures fortes des femmes qu’elle décrit se comportent elles-mêmes comme ce que l’auteur rejette, à savoir les femmes occidentales occupant par leurs droits une position dominatrice et violente.
On peut lui opposer que le féminisme universaliste ne s’entend pas comme consubstantiellement inscrit dans le système capitaliste. Il ne vise pas non plus à égaler la position des hommes comme dominateurs.
La dissymétrie réelle entre les différents espaces du monde dans les relations de pouvoir n’interdit pas de considérer comme universelle l’hégémonie masculine et les droits des femmes, autrement dit, les droits humains.
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