L’extraordinaire destinée de Sarah Bernard, pièce écrite et mise en scène par Géraldine Martineau

L’extraordinaire destinée de Sarah Bernard, pièce écrite et mise en scène par Géraldine Martineau

Un spectacle qui vous happe, du début à la fin. Pas seulement par le sujet, la vie de "la divine" Sarah Bernard, mais aussi par la distribution : Estelle Meyer magnifique dans le rôle de Sarah, et 9 artistes dont 2 musiciens confirmés. Une fantaisie, une comédie qui frise parfois la comédie musicale pour notre plus grand bonheur.

Une pièce émouvante sur une femme dont la liberté, la ténacité et la passion du théâtre nous enchante. Elle ira jusqu'à interpréter le rôle d'un homme, le jeune fils de Napoléon, dans l'Aiglon d'Edmond Rostand.

C'est avec étonnement et plaisir que nous suivons le chemin de son émancipation.

Une femme moderne pour son époque, qui a fréquenté Edmond Rostand, Victor Hugo, connu Louise Michel, soutenu Emile Zola lors de l'affaire Dreyfus, transformé le théâtre de l'Odéon en hôpital lors de la guerre de 14-18. Et malgré les haines que lui ont voué les conservateurs de tout poil, 500 000 personnes ont accompagné son cercueil vers le Père Lachaise.

Une ode à la liberté et à l’émancipation.

Une mise en scène dynamique et fluide, des costumes colorés, ce qui n'est pas du luxe par les temps qui courent.

Alors merci Géraldine Martineau pour cette pièce, et merci à toute la troupe : 10 artistes et 35 personnages, "quand même" !

Cerise sur le gâteau : le théâtre du Palais Royal est magnifique, un petit écrin.

Question : y-aura-t-il un jour une place au Panthéon pour Sarah Bernard ???

L’extraordinaire destinée de Sarah Bernard, pièce écrite et mise en scène par Géraldine Martineau

L’extraordinaire destinée de Sarah Bernard, pièce écrite et mise en scène par Géraldine Martineau

Un spectacle qui vous happe, du début à la fin. Pas seulement par le sujet, la vie de "la divine" Sarah Bernard, mais aussi par la distribution : Estelle Meyer magnifique dans le rôle de Sarah, et 9 artistes dont 2 musiciens confirmés. Une fantaisie, une comédie qui frise parfois la comédie musicale pour notre plus grand bonheur.

Une pièce émouvante sur une femme dont la liberté, la ténacité et la passion du théâtre nous enchante. Elle ira jusqu'à interpréter le rôle d'un homme, le jeune fils de Napoléon, dans l'Aiglon d'Edmond Rostand.

C'est avec étonnement et plaisir que nous suivons le chemin de son émancipation.

Une femme moderne pour son époque, qui a fréquenté Edmond Rostand, Victor Hugo, connu Louise Michel, soutenu Emile Zola lors de l'affaire Dreyfus, transformé le théâtre de l'Odéon en hôpital lors de la guerre de 14-18. Et malgré les haines que lui ont voué les conservateurs de tout poil, 500 000 personnes ont accompagné son cercueil vers le Père Lachaise.

Une ode à la liberté et à l’émancipation.

Une mise en scène dynamique et fluide, des costumes colorés, ce qui n'est pas du luxe par les temps qui courent.

Alors merci Géraldine Martineau pour cette pièce, et merci à toute la troupe : 10 artistes et 35 personnages, "quand même" !

Cerise sur le gâteau : le théâtre du Palais Royal est magnifique, un petit écrin.

Question : y-aura-t-il un jour une place au Panthéon pour Sarah Bernard ???

Amal : un esprit libre; réalisateur Jawad Rhalib ; sortie en salle 17 avril 2024

Amal : un esprit libre; réalisateur Jawad Rhalib ; sortie en salle 17 avril 2024

Amal, professeure de littérature dans un établissement public de Bruxelles, affronte l’entrisme islamiste salafiste et son impact sur des élèves. Mounia, une jeune fille, subit harcèlement moral et physique du fait de son homosexualité supposée puis revendiquée. Nabil, habile professeur de religion, embrigade les consciences.

Ce film nous livre une peinture impitoyable des maux qui traversent l’école à l’heure actuelle en Europe : la puissance de la rumeur, la puissance des réseaux sociaux qui font monter l’ostracisation et la promotion du littéralisme salafiste. La logique clanique et mafieuse se répand, qui segmente nos sociétés en communautés obsédées par la pureté, le puritanisme et l’appel au djihad.

Voici porté à l’écran un concentré des sujets qui fâchent la bien-pensance pétrie de bonnes intentions. Amal se bat seule pour transmettre à ses élèves l’esprit critique et la tolérance. Elle leur fait étudier les poésies d’Abû Nuwas, poète musulman libertin bisexuel des VIIIe et IXe siècles, elle qui est d’origine musulmane et fille des Lumières. L’engrenage implacable s’enclenche. Nous assistons, sidérés, à la descente aux enfers de cette professeure qui ne lâche jamais les exigences de son métier : la transmission, la formation d’esprits émancipés de toute tutelle aliénante.

Il est urgent de courir voir « Amal », non seulement parce que c’est un excellent film cinématographiquement parlant, mais aussi parce qu’il met le doigt, sur le péril qui guette l’école si nous laissons l’islamisme effectuer son décervelage systématique.

Que soient ici remerciés les distributeurs courageux qui diffusent « Amal » dans nos salles et déjouent les critiques alambiquées de certains journaux.

Oui, courons voir ce film exceptionnel par sa tension narrative et par le traitement franc et massif de son sujet. « Amal » est un grand film et Lubna Azabal est époustouflante dans l’incarnation de ce que c’est qu’enseigner, envers et contre tout obscurantisme. Un film percutant.