11 ans que les attentats terroristes islamistes ont abimé notre pays !
11 ans que nous appelons à la vigilance, à lutter contre l'obscurantisme, pour qu'il ne s'impose pas, ni ici, ni nulle part ailleurs. Car lorsqu'il s'impose, c'est la fin des droits des femmes, la fin des droits humains.
A l'heure où le peuple iranien nous montre ce qu'est le courage, en se soulevant contre le régime islamique, nous nous joignons au Printemps Républicain, la LICRA ( Ligue contre le racisme et l'antisémitisme), Le Comité Laïcité République, Vigilance Collèges Lycées, pour réaffirmer notre fidélité aux valeurs républicaines et rejeter toutes les idéologies extrémistes.
Liberté Egalité Fraternité, ce triptyque dont tant de peuples rêvent, est dans l'ADN de notre réseau féministe. Il est précieux. Nous en sommes fières.
Rendez-vous dimanche 11 janvier 2026, à 11h30, 10 rue Nicolas Appert, 75011, Paris, devant les anciens locaux de Charlie-Hebdo !
Dimanche 19 octobre, nous étions place de la République à Paris au rassemblementorganisé par Fayçal Jelil et Mathias Wargon pour réaffirmer, dans notre société qui se fracture, les valeurs de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et le principe de laïcité.
Un des points du manifeste de ce rassemblement déclare que : "Face au populisme qui flatte les colères et divise le peuple, choisissons la voie de la responsabilité et de l'unité. Là où certains attisent la peur, portons l'espérance. Là où ils sèment la défiance, renforçons la confiance démocratique".
Chacun est dépositaire des valeurs et des principes républicains et chacun a ses responsabilités. C'est l'affaire de chacun. Il est important aussi de poser des limites. La limite, c'est la haine de tout groupe humain, racisme, antisémitisme, sexisme, homophobie ou lorsque l'on commence à attaquer les valeurs françaises.
Il ne faut pas hésiter à parler aux jeunes en contrepied des réseaux sociaux.
Marika Bret, présidente du Printemps Républicain, a souligné le problème : Ceux qui sont là pour la république sont souvent seuls, trop seuls. Ils s'investissent sur les réseaux sociaux mais ils sont isolés. Et ils sont menacés, victimes de tentatives d'intimidations, d'insultes, ce qui peut engendrer la peur.
De moins en moins de nos élus incarnent la république, on aimerait que les élus, nos maires, nos députés, l'incarnent, qu'ils soient aussi là pour la république.
La seule manière de pouvoir dire "c'est la république", sans avoir peur, c'est d'être ensemble.
Maxime Loth du Printemps Républicain et étudiant à Sciences Po, revient sur cet engagement et plus particulièrement de la jeunesse: "Il y a un véritable travail à faire et nous sommes trop peu".
Chacun a pu librement intervenir et s'exprimer sur ces sujets. Les échanges se sont déroulés dans le respect de tous.
Notre porte-parole Arlette Zilberg a rappelé l'importance de la laïcité, "bouclier" contre les inégalités entre hommes et femmes : Pour nous les femmes, "quand les extrémistes religieux sont au pouvoir, on perd".
Intervention de Bouchra Sirsalane, présidente de Femmes Démocrates : "Nous sommes toujours disponibles pour débattre des valeurs de la république. Il faudrait une approche pluridisciplinaire, parler avec les politiques, avec les spécialistes, avec les militants".
Il y a eu une intervention spontanée d'un jeune homme de 19 ans, très intéressante, qui revient sur la possibilité de la pluralité des opinions. Il souligne le problème d'information : " On ne donne pas forcément aux jeunes les outils pour penser".
Ce rassemblement citoyen Place de la République est le premier, d'autres sont à venir.
Merci à Fayçal Jelil et Mathias Wargon pour cette initiative citoyenne !
Signez la pétition de Tania de Montaigne pour rappeler qu'il existe toujours un féminisme universaliste et laïque !
Le texte de la pétition auquel nous souscrivons :
" Nous sommes des féministes de plusieurs générations. Certaines d’entre nous ont milité au MLF, pour le droit à l’avortement, la loi contre le viol, le droit de disposer de nos corps ou de ne pas porter le voile. D’autres, bien avant MeToo, ont dénoncé les prédateurs, se sont battues pour rallonger le délai de prescription des crimes sexuels ou ont obtenu que le consentement ne soit pas reconnu avant quinze ans.
Pour avoir osé se dire « féministes » quand ce n’était pas encore à la mode, certaines ont enduré les railleries, pris des coups, et, parfois, risqué leurs vies. Nous sommes fières d’être féministes, et, plus encore, de voir cette cause gagner les nouvelles générations. Mais nous voyons aussi ce combat être instrumentalisé, de façon caricaturale et sectaire.
Au nom de l’indigénisme et d’une prétendue intersectionnalité, ou par pur esprit partisan, un féminisme totalitaire tend à s’imposer et à parler au nom de toutes. Nous voulons rappeler ici qu’il existe toujours cet autre féminisme de justice et d'égalité, laïque et universaliste.
La laïcité protège l'égalité et donc la liberté des femmes. C’est pourquoi nous combattons tous les intégrismes, car tous révèlent, d’où qu’ils soient, la forme la plus pathologique du patriarcat.
Nous refusons tous les relativismes culturels, postcoloniaux ou identitaires, qui prétendent soumettre le féminisme à d’autres priorités et nous interdire de dénoncer un agresseur s’il est « racisé ». Comme nous refusons ces idéologies qui, à l’inverse, ne s’inquiètent du violeur que si celui-ci est étranger ou perçu comme tel.
Tout oppresseur doit être condamné : le taliban qui emmure vivantes les Afghanes, le Mollah ou le Pasdaran qui persécute les Iraniennes, le soldat russe qui viole des Ukrainiennes, le jihadiste du Hamas qui torture et massacre des Israéliennes et asservit les Palestiniennes, l’Américain qui criminalise le droit à l’avortement, le violeur bien de chez nous…
Nous condamnons toutes les atteintes sexistes et les violences sexuelles, sans les confondre et sans renoncer à la proportionnalité des peines. Nous soutenons toutes les victimes sans pour cela renoncer à la présomption d’innocence et à l’examen des faits par la justice. Nous appelons à la doter de moyens pour qu’elle puisse être à la hauteur des drames qui lui sont exposés, les traiter avec écoute, ardeur, célérité et plus d’efficacité.
De toutes leurs forces les femmes doivent favoriser la libération de la parole sans refuser l’État de droit ni renoncer au doute avant de décréter une condamnation publique sans appel. Le féminisme est un contre-pouvoir, pas un instrument d’oppression ".
Les CitadElles souhaitent longue vie à la laïcité ! Elle est un bouclier pour la liberté des femmes.
Ce lundi 9 décembre, nous avons rencontré les élèves de 3ème d'un collège du 12ème arrondissement de Paris dans le cadre de la journée de la laïcité.
Arlette Zilberg, notre porte-parole, était également invitée vendredi 6 décembre à intervenir au colloque de la LICRA à l'hôtel de Lassay : "Contre la haine...la Laïcité".
Organisée par l'association NOROUZ en partenariat avec la Mairie du 16ème arrondissement de Paris le 3 juin 2024
Aurélie Pirillo, conseillère de Paris, a rappelé que lorsqu'un pays pratique l'apartheid sexuel, c'est toute la société qui est menacée.
Emmanuel Razavi, grand reporter et écrivain, est revenu sur le fait que la république islamique d'Iran est un état terroriste qui, par le corps des gardiens de la révolution, a pris en main toute l'économie. Il organise des trafics dans le monde par des réseaux, dont le Hezbollah. Leur stratégie d'influence s'étend actuellement dans les manifestations d'extrême gauche et dans les universités. Il a souligné l'importance du voile obligatoire dans cette stratégie. C'est la première chose que l'ayatollah Khomeini a mise en place en 79, influencé par l'islam frériste. Il s'agit d'occuper l'espace et d'imprimer la présence de l'islam dans un territoire. C'est un pilier politique, fondateur du régime.
C'est la situation des Bahais que Hamdan Nadafi a présentée. Cette minorité non musulmane d'Iran subit des persécutions de la part du régime.
La répression du régime est institutionnalisée. Elle ne relève pas de la discrimination mais d'une volonté de les faire disparaître. Les droits les plus élémentaires leurs sont refusés. Ils ne sont pas reconnus.
Elle est revenue sur le sort de 10 femmes, pendues en même temps en 83 pour avoir refusé de renier leur foi. Leur courage a étonné et dans le bus qui les menait à la mort, elles chantaient.
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Une projection de vidéos et de sons a été présentée par Lilas Pakzad du collectif This Is The Revolution. Elle enregistre les sons de la révolution.
Comment résister dans un régime totalitaire ? Les étudiants, les lycéens, les collégiens, résistent partout dans les lieux publics, la rue, le métro.... Elle souligne le silence des étudiants occidentaux.
Il s'agit de tracer la résistance et l'exil. Ils luttent pour la démocratie. Ce désir de liberté apparaît déjà au début du xxème siècle par un chant de femmes sur leur situation, leur désir d'arracher le voile et de sortir de la pression des mollahs.
C'est une révolution féministe car déclenchée par les femmes mais vite rejointe par les hommes. C'est donc un combat de l'humanité contre la barbarie.
Il s'agit d'être à la hauteur.
C'est un combat pour une démocratie laïque insiste Hirbod Dehghani Azar. La liberté de culte est ancrée dans l'héritage perse. Ce que demandent les peuples opprimés est la laïcité. Dans le cas de l'apartheid sexuel, par le lien au niveau du droit entre oppression institutionnelle et apartheid lié au sexe, il sera possible de poursuivre les régimes le pratiquant. Il s'agit ici d'un droit à la vie.
L'artiste plasticienne Parya Vatankhah dans son art engagé, réalise des performances sur la question du corps des femmes et de la surveillance constante dont il fait l'objet de la part du régime. Cela crée une inquiétude incessante. Elle rappelle que le voile n'est pas une convention culturelle, ni un simple bout de tissu. Le pouvoir par cela sexualise tout, sépare la société en vue de faire disparaître les femmes.
Ces interventions fortes ont montré, à travers le combat des iraniens pour la liberté, l'importance de préserver la démocratie, l'égalité, la laïcité.
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