Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Cette année, l'accent sera mis sur le rôle des médias numériques dans ces violences.

Le 25 novembre a été officiellement choisi par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1999.

Cette année le thème donné par les Nations Unies est : la violence numérique contre les femmes et les filles.

Les violences numériques, ce sont les insultes, les attaques, la diffamation, le cyberharcèlement. Les discours misogynes prolifèrent.  On voit prospérer des groupes masculinistes, qui diffusent des contenus violents et ciblent spécifiquement des personnalités féminines.

Pour les associations féministes, le 25 novembre est la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Rappelons que depuis le 1er janvier 2025, en France, 82 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex compagnon.

On assiste aussi à la hausse de l'exploitation sexuelle, des trafics d'êtres humains. Des millions de filles en sont victimes dans le monde. La France n'est pas épargnée, où cette exploitation soumet des jeunes filles de plus en plus jeunes. Violences physiques, violences psychologiques.

Pour rappeler combien il est important de faire échec à ce fléau que sont les violences contre les femmes, les associations féministes manifestent en France et partout dans le monde.

Cette année, la manifestation parisienne aura lieu samedi 22 novembre et partira de la place de la République à 14heures.

Plusieurs cortèges se formeront, en fonction de thématiques spécifiques.

Nous Féministes Universalistes appelons à rejoindre le cortège universaliste mené par le collectif "Nous Vivrons" pour dénoncer les violences contre TOUTES les femmes. Parce qu'il est inconcevable que des féministes trouvent des justifications aux violences sexuelles commises par les terroristes du Hamas. N'oublions jamais que le silence, le négationnisme ou le relativisme sont les alliés du patriarcat.

Le 8 mars dernier, journée internationale des femmes, les féministes juives de "Nous Vivrons" que nous avions rejointes, avaient été harcelées, empêchées de défiler par ceux qui veulent effacer les violences sexuelles perpétrées par les terroristes du Hamas contre les Israéliennes le 7 octobre 2023 , ou celles perpétrées par le régime des mollahs contre les iraniennes. Rappelons que ce régime a institué depuis 1979 un régime d'apartheid sexuel contre les femmes.

Cette année encore nous serons solidaires et serons à leurs côtés. Rien ne justifie les violences sexuelles planifiées, sinon la barbarie et un projet politique catastrophique pour l'humanité.

Nous voulons montrer en rejoignant ce cortège que les violences sexistes et sexuelles concernent toutes les femmes dans le monde : le viol, arme de guerre ou du terrorisme, ou arme de la répression d'Etat, est un crime contre l'humanité. Partout. Aucune excuse, nulle part !

En RDC, on vous croit !

Au Soudan, on vous croit !

En Ukraine, on vous croit !

En Syrie, on vous croit !

En Israël, on vous croit !

Partout où les femmes subissent des sévices et des tortures sexuelles, nous vous croirons.

Dénoncer les violences envers les femmes partout dans le monde, pour progresser ici.

Dénoncer les violences envers les femmes partout dans le monde, pour progresser ici.

Ce 25 novembre 2024, force est de constater que les violences envers les filles et les femmes sont encore très répandues voire justifiées et banalisées, dans le monde. Les ignorer ou les minimiser en fonction des cultures ou du contexte géopolitique ne fait pas avancer la cause des femmes, ici en France.

Or, nous sommes face à un paradoxe : les associations féministes « mainstream » prétendent lutter contre les viols et violences sexuelles ici, mais restent plutôt silencieuses face à ces violences, selon l’identité des auteurs ou des victimes. C’est ignorer que si nous voulons gagner la majorité culturelle, il faut dénoncer les violences et leurs auteurs, partout dans le monde. Ne jamais confondre les victimes et les bourreaux.  Il y a des victimes, la plupart du temps des femmes, et il y a des violeurs, la plupart du temps des hommes !

En cette journée internationale de lutte pour l’élimination de ces violences, nous mettons en exergue trois événements qui ont marqué l'actualité :

1)      En France le procès des viols de Mazan où le courage de Gisèle Pélicot a révélé d’une part ce qu’est la soumission chimique, et d’autre part la lâcheté de tous les auteurs des viols. La peine maximale, 20 ans de prison, a été requise contre Dominique Pélicot pour avoir drogué, violé et livré à des inconnus son ex-femme, et avoir filmé ces viols pendant des années. Cependant, nous avons aussi entendu que la notion de viol est encore fragile dans notre société. Or, si l’impunité c’est fini, notre société progressera.

2)      En République Islamique d’Iran, alors que la propagande du régime assénait que le mouvement Femme Vie Liberté qui a suivi la mort de Mahsa Amini était sous cloche, une image a fait le tour du monde : celle de Ahou Daryei, jeune étudiante en littérature française de 22 ans. Après une altercation avec la police de l’université pour une tenue non conforme, Ahou a jeté à terre ses vêtements, et s’est promenée en sous-vêtements. Alors qu’elle nous était apparue bien seule, son image est devenue virale, montrant ainsi que la révolution continue et qu’elle est soutenue aussi bien en Iran qu’à l’extérieur.

3)      La manifestation organisée à Paris par le collectif Nous Toutes a réuni des dizaines de milliers de femmes ce 23 novembre. Mais force est de constater qu’encore cette fois, un parfum d’antisémitisme régnait dans la manifestation : le cortège Nous Vivrons fort de 500 personnes, dénonçant les violences sexuelles et les viols des terroristes du Hamas, demandant la libération des otages, a été tenu loin derrière le cortège officiel. C’est sous protection policière qu’il a pu défiler, loin derrière les drapeaux palestiniens qui ponctuaient la manifestation, et loin des regards de la plupart des manifestantes.

Un viol est un viol. Tant que des prétendues féministes ne se solidariseront pas avec les victimes du monde entier, elles empêcheront la cause des femmes d’avancer, ici, en France.

Nos pensées solidaires vont également vers les Ukrainiennes, les Soudanaises, les Israéliennes, victimes de viols armes de guerre, vers les Iraniennes, les Afghanes et toutes les femmes et filles vivant sous des régimes d’apartheid de sexe.

Jeudi 28 mars, place Colette : #BringBackOurGirls

Jeudi 28 mars, place Colette : #BringBackOurGirls

Honorées d'avoir été sollicitées par le Collectif 7 octobre pour un événement artistique dénonçant les violences sexuelles spécifiques et systématiques exercées par les terroristes du Hamas sur les femmes israéliennes le 7 octobre et depuis ce jour.

Aux côtés d'associations féminines et féministes, Women United For Peace, Collectif No Silence, Liad Paris, Femme Azadi, pour la libération des femmes otages et de tous les otages.

Pour que le monde n'oublie pas, que cesse le silence des associations féministes mainstream qui se cachent derrière un antisionisme qui vire à l'antisémitisme, pour que le viol et les violences sexuelles utilisées comme armes de guerre ne restent pas impunis.

Un événement artistique de haut niveau pour porter un message universel d'humanité. Avec la participation d'Emilie Frêche exclue d'une soirée par Amnesty International parce que ....., de Sarah Barukh, Mona Jafarian et Nassim, la chanteuse Noémie et la danseuse Manon Burtin, ces formidables danseuses, et bien sûr Maud et Céline du Collectif 7 octobre.

Quelques photos pour illustrer cet événement

#Metoo sauf si t’es juive ?

#Metoo sauf si t’es juive ?

Article d'Arlette Zilberg, publié dans le dossier Femmes du 7 octobre des Cahiers Bernard Lazare* Mars-Avril 2024.

Dans cet article elle revient sur les causes du silence voire de la négation par les "mouvements féministes mainstream", des actes systématiques et spécifiques de barbarie sexuelle perpétrés par les terroristes du Hamas sur les femmes israéliennes le 7 octobre 2023.

Le 25 novembre 2023, le cortège Nous Vivrons, majoritairement composé de de femmes juives, a été empêché de rejoindre la manifestation féministe organisée par le collectif Nous Toutes contre les violences faites aux femmes.

Le 8 mars 2024, Journée Internationale pour les Droits des Femmes, le même cortège a dû être exfiltré de la manifestation par les forces de l'ordre, pour protéger ses participantes des violences des activistes pro Hamas et/ou pro Palestine qui les harcelaient.