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Relire : Burqa !

  • 16 avr.
  • 2 min de lecture

"Ma vie à Kaboul" est un livre de la journaliste Jamila Mujahed avec les illustrations de l'artiste Simona Bassano di Tufillo. Il a été écrit en 2006, alors que les talibans étaient enfin partis. Il résonne malheureusement à nouveau comme une actualité pour les afghanes.



L'auteure raconte dans ce livre l'expérience épouvantable qu'a constitué le port de la burqa.


Avant la prise de pouvoir des talibans, en 1996, il "n'y avait vraiment aucune raison d'endosser cet habit-prison". Même si déjà, les premiers signes apparaissaient avec les moudjahidin qui souhaitaient que le port du voile revienne ainsi que des cas de mariages forcés, de viols et de jets d'acide.

A l'arrivée des talibans, la ville de Kaboul se vide de femmes et les rares encore "visibles " sont couvertes de la tête aux pieds.




"Quand j'ai enfilé la burqa, ce fut comme si le monde entier venait de tomber dans le noir et moi je me trouvais soudain emprisonnée dans une cellule minuscule".


"Le grillage qui constituait mon seul accès au monde extérieur était si petit, si odieux !"


"Je me sentais propulsée malgré moi dans des temps nouveaux: Les temps du malheur, des discriminations, de l'ignominie et de l'oppression, de l'abus de pouvoir et de la violence".





L'auteur doit se résoudre à la porter pour pouvoir continuer à sortir et travailler. Mais bientôt, les femmes ne sont plus autorisées à travailler dans les bureaux. Elle est licenciée.


Game Over.


Dans ses déplacements, ne pouvant apercevoir ni les gens, ni les voitures, elle se fait renverser dans la rue et se blesse.

Les femmes ont de nombreux accidents à cause de l'absence de visibilité.


Il s'agit alors ou de rester des jours entiers enfermée chez soi ou de porter la burqa.


Voici ce que signifie la burqa : "Une prison, et peut-être pire encore. Toutes les prisons sont horribles. Il n'en existe aucune qui soit plus désirable qu'une autre. Et porter la burqa n'est en rien préférable à la prison".



Sale Temps.


Les femmes sont régulièrement frappées dans la rue pour burqa trop courtes, molestées à coups de bâtons.


Les femmes ont de moins en moins leur place dans l'espace public et dans la rue.

Pour éviter d'être battues, elles doivent rester chez elle ou être accompagnées d'un homme de leur famille. Mais toujours complétement couvertes.






L'expérience du port de la burqa montre combien ne pas apparaître dans l'espace public, ne pas être dehors avec son corps, est une négation de l'individu. Les femmes n'ont plus d'individualité.





Ces miliciens islamistes resteront 5 ans au pouvoir. Chassés en 2021 par les américains à la suite du 11 septembre, il ne faudra que quelques semaines pour qu'ils reviennent en 2021.


Jamila Muhajed est journaliste fondatrice du magazine féminin "Malalai". Elle préside The Voice Of Afghan Women's association and Radio.


"J'ignorais si l'avenir nous réservait des temps plus radieux sans burqa, mais je l'espérais. J'espérais qu'un jour il y ait encore des femmes libres d'aller à l'école, de travailler et d'aller dans la rue". 2006


Pour toutes les femmes et les filles afghanes qui à nouveau subissent le pire des obscurantismes.


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